MATTART Camille [Dictionnaire des anarchistes]

Par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy

Né le 12 septembre 1886 à Flémalle (Belgique), mort en 1957 ; mineur ; anarchiste et syndicaliste.

Militant anarchiste communiste, Camille Mattart, collaborateur au périodique anarchiste L’Insurgé (voir Georges Thonar), participa au congrès anarchiste de Charleroi en octobre 1904 et fut élu trésorier adjoint de la Fédération amicale des anarchistes de Belgique dont les autres responsables étaient J. Ledoux (trésorier) et G. Thonar (secrétaire). Il habitait alors 38 rue Spinette, à Flémalle-Haute.

Les 11 et 12 juin 1905 il participa au congrès syndicaliste révolutionnaire de Charleroi où fut décidée le principe de la création d’une CGT belge. Il y fut nommé au comité provisoire chargé des questions syndicales aux cotés de Léopold Preumont* (secrétaire trésorier), Janssens, E. Rousselet et Thomé. À partir de juillet 1905, il écrivit dans L’Action Directe, organe syndicaliste révolutionnaire dirigé par Léopold Preumont puis Henri Fuss*.

Camille Mattart fut secrétaire de la section de Flémalle du Groupement communiste libertaire fondé en juillet 1905 et dissout en août 1907 (voir Georges Thonar).

En 1908, il demeurait 354, rue du Village à Flémalle, et fut l’administrateur du journal L’Avant-Garde, organe de « concentration révolutionnaire » (voir Thonar).
Avant la première guerre mondiale il collabora à L’Émancipateur, publié de septembre 1910 à mars 1913 par le groupe anarchiste Les Chercheurs de vérité.
En 1919 il collabora au journal Le Communiste, publié à Uccle de juillet à novembre 1919.

Camille Mattart prit alors une place plus importante dans l’anarchisme belge. Habitant toujours à Flémalle, au 68, rue du Ruisseau, il anima L’Émancipateur à partir de juillet 1921.

Il fut le délégué de Flémalle-Grande au IIe congrès de l’Union anarchiste tenu à Jemmapes-sur-Meuse (7 janvier 1923) et auquel assistèrent 19 délégués.

Il fut également délégué au IIIe congrès tenu à Amay (Liège) le 25 décembre 1925, auquel participèrent 26 délégués et où Hem Day* fut nommé secrétaire de la fédération des groupes anarchistes. Ce congrès décida le changement de titre de L’Émancipateur qui devint Le Combat, espérant fédérer plus largement les anarchistes. Camile Mattart et Hem Day en assurèrent la parution. À partir de mai 1928, le journal reprit son titre historique, L’Émancipateur, et Camille Mattart en garda la responsabilité jusqu’à la fin du journal, en août 1935.

Il avait été secrétaire du Comité de défense Sacco et Vanzetti de Flémalle (1926-1927) ainsi que du Comitato anarchico Pro Vittime Politiche en 1928.

En 1932, il déménagea au 50, rue Souxhon à Flémalle-Grande.

À la fin des années 1920, il fut l’un des responsables avec J. Ledoux et Hem Day, du groupe belge pour le droit d’asile.

En 1938, Camille Mattart, qui s’était installé 16, rue E.-Conrade à Awirs-Engis (Liège), publia un Bulletin mensuel de l’Émancipateur qui n’eut que 5 numéros). Il avait également collaboré aux Publications de la Révolte et des Temps nouveaux de Jean Grave*.

Camille Mattart est mort à Liège en 1957.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article155297, notice MATTART Camille [Dictionnaire des anarchistes] par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy, version mise en ligne le 27 mars 2014, dernière modification le 21 août 2018.

Par Guillaume Davranche, Rolf Dupuy

ŒUVRE : Vers un monde nouveau : propos d’un vétéran, éd. des Temps nouveaux, Flémalle-Haute, s.d. [années 1920].

SOURCES : René Bianco, Un siècle de presse, op. cit. – Maxime Steinberg, À l’origine du communisme belge : l’extrême gauche révolutionnaire d’avant 1914, Fondation Joseph Jacquemotte, 1985. – Didier Karolinski, Le mouvement anarchiste en Wallonie et à Bruxelles : 1919-1940, mémoire de licence, Université de Liège, 1983. – Jan Moulaert, Le Mouvement anarchiste en Belgique 1871-1914, Quorum, 1996.

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