Né à Gournay-en-Bray (Seine-Maritime) le 8 mars 1947, mort le 20 septembre 2004. Ouvrier imprimeur puis correcteur de presse ; poète et écrivain ; militant de l’ORA à Paris.

Dominique Joubert avait adhéré au milieu des années 1960 au groupe Jules Vallés de la Fédération anarchiste. Ce groupe, animé principalement par Ramon Finster*, était localisé dans le 13ème arrondissement, quartier où résidait Dominique Joubert depuis son enfance. Il fut également l’un des groupes autour duquel se constitua l’Organisation Révolutionnaire Anarchiste (ORA) dont Joubert fut membre.
Après avoir collaboré à la première série du périodique L’Insurgé (1966-1969), Joubert fut l’un des premiers à travailler au début des années 1970 à Edit 71, l’imprimerie montée par l’ORA, où il assura la formation de plusieurs militants au métier d’imprimeur.
Parti en voyage au Sénégal, il y fut arrêté et emprisonné plusieurs mois pour avoir fumé du haschih et en revint gravement malade, l’organisme rongé par les amibes. Il cessa alors tout militantisme actif, tout en gardant le contact avec de nombreux compagnons, et après une longue convalescence travailla dans une imprimerie d’art. Licencié en 1988, il fut alors admis comme correcteur de presse au syndicat des correcteurs de Paris.
Dominique Joubert est décédé à Paris le 20 septembre 2004 d’un cancer du poumon. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de prose – Les Vents contraires (1992) , Le Chien de la barbare (1997) – publiés aux éditions Le Dilettante et de plusieurs recueils de poésies – Le Petit mousse (1990), Les Pawlownias de la Place d’Italie (1990), Le Passant des rives (1993), Lumières de Castille, Un promeneur inutile (1995), Mourront encore les capitaines Cook (2001) – où il racontait ses cheminements à Paris, Berlin, l’Afrique, etc. Collaborateur de plusieurs revues de poésie – dont Epok – il laissa à sa mort de nombreux textes et carnets de voyages inédits.

Rolf Dupuy

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