GUÉRIN Marie [Dictionnaire des anarchistes]

Par Guillaume Davranche

Née Maria, Henriette, Dorothée, Marguerite Fortwängler le 13 juillet 1909 à Grundlsee (Autriche), décédée à Ivry-sur-Seine (ou Vitry) en 1979 ; secrétaire trilingue ; militante de l’ORA.

Maria Fortwängler était la fille d’une psychanalyste que Daniel Guérin avait rencontrée en Autriche pour préparer son livre La Peste brune. Guérin avait ensuite retrouvé Maria à Paris, où elle vivait, en 1932. Ils se marièrent le 29 septembre 1934.

Celle qu’on appellerait désormais Marie Guérin ne militait pas, même si, dans les années 1920, elle avait adhéré quelque temps au Parti communiste d’Allemagne. Mais Daniel Guérin l’avait assez rapidement dégoûtée du stalinisme.

En août 1936 naquit leur fille Anne.

Durant la guerre, Marie resta en France et fut donc longuement séparée de Daniel Guérin. En 1946, elle émigra aux États-Unis avec sa fille et Daniel Guérin les rejoignit quelques années. Sans divorcer, ils vécurent désormais séparés mais continuèrent à se voir très régulièrement durant toute leur vie.

Au début des années 1960, Marie Guérin revint s’installer à Paris.

Au début des années 1970, elle adhéra à l’Organisation révolutionnaire anarchiste (ORA). Déjà âgée et de surcroît handicapée – une gangrène l’avait faite amputer deux fois de la jambe droite –, elle ne collait pas d’affiches, ne distribuait pas de tracts ni ne vendait Front libertaire à la criée, mais elle cotisait et participait très régulièrement aux réunions hebdomadaires du groupe ORA de Paris 13e avec entre autres Daniel Guérin, Ramon Finster et Rolf Dupuy. Elle participait également aux réunions du groupe femmes avec Corinne Finster et Geneviève Pauly.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article155275, notice GUÉRIN Marie [Dictionnaire des anarchistes] par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 28 mars 2014, dernière modification le 24 avril 2014.

Par Guillaume Davranche

SOURCES : Témoignages d’Anne Guérin et Rolf Dupuy — Cahiers Daniel Guérin n°0, novembre 1989.

Version imprimable Signaler un complément