SALANSON Georges, Pierre, Marie [Dictionnaire des anarchistes]

Par Rolf Dupuy, Dominique Petit, Édouard Sill

Né le 11 avril 1898 à Genève (Suisse), de parents français. Fondateur et animateur de La Revue Anarchiste.

Georges Salanson fut arrêté le 4 novembre 1923 et condamné le 14 à trois mois de prison et 100 f d’amende pour apologie du crime de Germaine Berton*. Il collaborait alors au Libertaire. En octobre 1925, Salanson, qui était l’année précédente le secrétaire d’un groupe anarchiste du XVème arr., fut l’objet d’une condamnation pour provocation au meurtre (3 mois, 500 f. d’amende par défaut) puis les 15 et 24 décembre 1926 à des peines de 3 et 2 ans pour abus de confiance et escroquerie.

Ce serait lui, qui selon la police et selon Fortin*, aurait financé le lancement de la Revue anarchiste (Paris, 25 numéros de décembre 1929 à avril 1936) dont les responsables furent R. Robert, F. Fortin, Noël Morin, Raymond Beaucerf et qui était ouverte à toutes les tendances de l’anarchisme. Le lancement de cette revue fut désapprouvé par les militants de l’Union anarchiste communiste qui reprochèrent à Salanson d’avoir usurpé le titre de leur ancienne revue éditée de 1922 à 1925 et fondée par Sébastien Faure* et la dénoncèrent comme "une affaire commerciale et non d’éducation et de propagande libertaire"

Un rapport de police de mars 1929 le qualifiait de "pédéraste, s’adonnant aux stupéfiants et s’occupant de sciences occultes" (cf. Rapport de mars 1929). Puis il ne se serait plus manifesté dans les milieux libertaires.

Le 12 février 1931, il fut condamné par défaut à 2 ans de prison et 3 ans d’interdiction de séjour pour avoir blessé le 3 octobre précédent, dans les jardins du Champ-de-Mars à Paris, un certain Jean Pougin. Il s’était alors, selon la police, un partisan de "la reprise individuelle" et aurait été l’auteur le 23 mai 1932 d’un cambriolage chez un notaire de Saint-Denis où il aurait été employé comme jardinier sous le nom de Roger Combet-Farnoux, un compagnon qui lui avait prêté ses papiers. Cela l’obligea à se cacher et abandonner ses activités politiques.
Il fut par la suite arrêté à maintes reprises pour escroqueries, détention de faux papiers, et finalement condamné le 2 mai 1935 à huit ans de réclusion et à la relégation perpétuelle pour tentative de fabrication de pièces d’argent – soit deux ans avant la fin de la transportation au bagne et du principe de la relégation.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article155236, notice SALANSON Georges, Pierre, Marie [Dictionnaire des anarchistes] par Rolf Dupuy, Dominique Petit, Édouard Sill, version mise en ligne le 16 avril 2014, dernière modification le 23 janvier 2019.

Par Rolf Dupuy, Dominique Petit, Édouard Sill

SOURCES : Arch. Nat. (Site de Fontainebleau)- Fichier central de la Direction générale de la Sûreté nationale du ministère de l’Intérieur - F7/19940508/863. Dossier Fortin Fernand — Rapport de police, 9 décembre 1929 — Le Petit Parisien, 15 novembre 1923, 14 juin 1926, 15 juin 1926, 24 mai 1932, 27 décembre 1934 — L’Ouest-Eclair, 17 novembre 1923, 3 juillet 192 — Le Matin, 27 décembre 1934 — Journal des débats, 2 mai 1935.

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