BAILLET Adolphe, Léon, Hyppolite

Par Guy Le Néouannic

Né le 4 octobre 1901 à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais), mort le 19 janvier 1965 à Berck-sur-Mer ; instituteur dans le Pas-de-Calais ; secrétaire général des sections SNI et FEN du Pas-de-Calais, secrétaire permanent du SNI (1949), trésorier national (1950-1956) ; président de la section départementale de la Mutuelle générale de l’éducation nationale.

Fils d’un ferblantier, Adolphe Baillet, instituteur, se maria en septembre 1924 dans sa commune natale. Le couple eut un enfant.

Depuis 1926, avec ses camarades du conseil syndical de la section départementale du SNI, il luttait pour défendre l’école laïque, la paix et s’opposait à l’autoritarisme de l’administration qui, jusqu’en 1936, refusait toute collaboration avec le personnel et pénalisait ses représentants. Il devint secrétaire de la section du SNI en 1935. Membre du Conseil départemental de l’enseignement primaire et du comité consultatif en 1938, secrétaire-adjoint de la section, il était chargé des affaires administratives et de la collaboration avec l’administration. Il exerçait alors comme instituteur à Berck-Plage.

Après la guerre, Adolphe Baillet fut le promoteur et le fondateur du Comité départemental d’action laïque. Secrétaire de la section départementale du SNI en octobre 1947, membre de la société de secours mutuel des instituteurs avant la guerre, il s’impliqua à nouveau dans le domaine de la solidarité dès 1947 pour mettre en œuvre les décisions du congrès du SNI de Grenoble (juillet 1946) en fondant la section départementale de la MGEN. Il était intervenu lors de ce congrès pour dénoncer l’atteinte à la laïcité constituée par les écoles des houillères. Lors du congrès du SNI (22-24 mars 1948), il intervint dans la discussion du rapport moral sur la question de la nationalisation des écoles des anciennes compagnies houillères.

Directeur d’école de Rang-du-Fliers, pour les élections du bureau national du SNI en 1949, Adolphe Baillet figurait en treizième position (dix sortants) sur la liste "Pour un syndicalisme indépendant et constructif", conduite par Henri Aigueperse. Lors de la réunion du bureau national, le 12 janvier 1950, il devint membre des commissions des affaires corporatives, d’éducation sociale et des finances. Il présida une séance du congrès national en juillet 1951. Il figurait en deuxième position sur la liste « Pour un syndicalisme indépendant et constructif » conduite par Henri Aigueperse, il fut réélu par le conseil national du 27 décembre 1951, avec 1 242 voix (6eme position). Il accepta de venir habiter Paris. Membre du secrétariat permanent du SNI, il fut responsable de la trésorerie, de l’Union française, de l’enseignement postscolaire agricole et membre des commissions des affaires corporatives, des questions sociales et internationales. Dès lors, il présenta lors des congrès les rapports portant sur les questions de l’Outre Mer. Il fut élu au titre du SNI à la Commission administrative paritaire centrale en avril 1952.
Toujours candidat en bonne position sur les listes majoritaires 1953 et 1954, Baillet fut confirmé. Il fut gérant de L’École libératrice de septembre 1953 à septembre 1956, année de sa retraite et de son départ du bureau national. Il suivit encore quelques temps les questions de trésorerie et d’Outre-Mer. En 1952, il fut élu membre de la commission administrative paritaire nationale avec 121382 voix.

Adolphe Baillet était membre suppléant (1948), titulaire (1949-1956) de la commission administrative, membre du bureau fédéral (1949-1956) de la Fédération de l’Education nationale. Lors des congrès nationaux de 1951 à 1956, il présentait les motions d’orientation au nom de la tendance "autonome" et, jusqu’en 1955, les motions de l’Union française au titre de la majorité puisqu’il était le secrétaire de la commission de la France d’Outre mer (1954-1956). Il participa aussi aux commissions laïcité (1949), internationale (1950-1955), apprentissage (1954). Il assura aussi le secrétariat de la commission d’éducation sociale (1950-1956).

Baillet, président de la section départementale de la MGEN, était administrateur de l’Union mutualiste du Pas-de-Calais. Il fut le principal artisan de la construction de la maison de retraite mutualiste d’Huby-Saint-Leu qu’il avait demandé au vice-président René Bacquaert de proposer lors de l’assemblée générale de la MGEN à Bordeaux en 1955. Se posa en fin de réalisation, en 1974, la question de lui donner un nom. Certains proposèrent de l’appeler "Adolphe Baillet" mais Denis Forestier, président de la MGEN, préféra lui donner le nom d’une militante qui joua un rôle pionnier dans le département, Gabrielle Hielle. Quand se discuta la possibilité pour les personnels enseignants détachés comme cadres dans les caisses de la MGEN de devenir membres de la commission administrative nationale, il fut le seul à s’opposer.
Enfin Baillet était aussi conseiller fédéral et vice-président de la Fédération des œuvres laïques dans le département.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article15492, notice BAILLET Adolphe, Léon, Hyppolite par Guy Le Néouannic, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 9 janvier 2017.

Par Guy Le Néouannic

SOURCES : Arch. Nat., F17/17795. — Arch. Dép. Pas-de-Calais, M. 5 304. — Presse syndicale. — Témoignage de R. Bacquaert transmis à J. Girault. — Notes de Laurent Frajerman, de J. Girault et de Guy Putfin.

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