BAGES André, Fernand

Par Jacques Girault

Né le 19 juillet 1929 à Lespignan (Hérault), mort le 5 mars 2001 à Montpellier (Hérault) ; instituteur ; responsable syndical et communiste.

Son père, petit viticulteur, socialiste, critiqua fortement la politique de non-intervention en Espagne. Il mourut en 1944 et son épouse, ouvrière agricole, dont le père avait été un des fondateurs de la clinique mutualiste agricole de l’Hérault, eut à élever ses trois enfants dont André Bages était l’aîné. Il reçut les premiers sacrements catholiques et, après avoir fréquenté l’école primaire supérieure puis le collège de Paulhan, entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Montpellier en 1945. Il se maria religieusement en décembre 1949 à Cazouls-les-Béziers (Hérault) avec une employée des PTT, fille d’agriculteurs. Leurs deux enfants ne reçurent pas de sacrements religieux.

André Bages fut tour à tour instituteur à Romiguières (1949-1950), Saussan (1950-1953), Fabrègues (1953-1956), puis à Montpellier (école Voltaire, 1956-1959, école Jean Moulin, 1959-1968). Il dirigea à Montpellier les écoles Aiguerelles (1968-1969) et Aiguelongue (1969-1985). Dans cette dernière qui comprenait onze classes, non déchargé, il introduit des pratiques nouvelles (roulement des maîtres en cours moyen, accueil d’écrivains et artistes, visites de musée, étude de l’occitan pour la première fois dans la ville).

Exempté de service militaire, Bages, qui avait adhéré à l’Union de la Jeunesse républicaine de France, puis au Parti communiste en 1947, avait été secrétaire de la cellule de Saussan (1951), membre du comité de la section communiste, avant de devenir secrétaire de la section. À la fin de l’école des instituteurs communistes à Viroflay en septembre 1952, le directeur estimait qu’il avait effectué une « très bonne école » et qu’il « pourrait donner beaucoup au SNI si la fédération le chargeait moins ». Membre de la FEN-CGT, il « eut beaucoup de peine à quitter » cette organisation en 1954. il siégea au conseil syndical (1950-1952, 1954-1956, 1965-1969) et au bureau de la section départementale du Syndicat national des instituteurs. De 1951 à 1962, il fut directeur-adjoint puis directeur d’une colonie de vacances de « L’enfance ouvrière au grand air » à Florac (Lozère) puis à Sète (Hérault) après avoir été moniteur pour cette organisation en Ardèche et en Lozère. Il dirigea par la suite des colonies de vacances du syndicat CGT des cheminots de Rouen (1963) à Sciez (Haute-Savoie), de la municipalité de Drancy à Samoëns (Haute-Savoie) en 1965 et à Doulaincourt (Haute-Marne) en 1966 et 1967.

Parallèlement, Bages appartenait au secrétariat départemental de la Fédération des conseils de parents d’élèves jusqu’en 1976. Il assumait aussi la trésorerie de l’association France-URSS jusqu’en 1994. Il militait aussi dans le Comité départemental d’action laïque.

André Bages fut élu au comité de la fédération communiste en 1953. À la suite d’un grave accident de voiture, il ne fut pas réélu en 1954. Rappelé en 1957 au comité fédéral, il remplaça le trésorier fédéral qui venait d’être suspendu. Il s’acquitta bien de cette responsabilité tout en appartenant à la commission départementale de L’École et la Nation. Quelques mois plus tard, il fut déchargé de la trésorerie pour qu’il puisse militer avec plus d’efficacité dans le bureau de la section départementale de la Fédération de l’éducation nationale. Responsable du travail parmi les instituteurs (1962-1974), il resta membre du comité fédéral jusqu’en 1972, année où il fut désigné comme président de la commission fédérale de contrôle financier, responsabilité qu’il conserva jusqu’en 1976. Il fut à partir de 1962 et pendant de nombreuses années un des dirigeants communistes de Montpellier (secrétaire de section en 1968, secrétaire adjoint du comité de ville).

André Bages, candidat aux élections municipales à Saussan, à Fabrègues dans les années 1950, figurait en position non éligible sur la liste d’Union de la Gauche de Montpellier à direction socialiste.

Bages exerçait les fonctions de trésorier adjoint de l’association émanant de la CGT, « Loisirs, Solidarité, Retraites », s’adonnant notamment à la randonnée pédestre, et resta membre de son bureau jusqu’à son décès.
Retraité, Bages devint délégué départemental de l’Éducation nationale (1985-1997).
Lors de ses obsèques civiles, le secrétaire de la fédération communiste lui rendit hommage, soulignant notamment qu’il avait été « beaucoup affecté par la chute des pays socialistes ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article15473, notice BAGES André, Fernand par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 5 avril 2016.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Presse syndicale. — Renseignements fournis par la veuve de l’intéressé.

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