Né en 1878 à Huizingen ; marchand de journaux ; anarchiste en Belgique.

Félix Springael fut, avec sa compagne Philippine Loeckx et leurs deux enfants Henri et Égide, membres de la colonie communiste L’Expérience à Stockel-Bois (voir Émile Chapelier). Tous quatre la quittèrent en février 1907.
Félix Springael, qui demeurait alors 35, allée Verte à Bruxelles, cofonda, le 15 août 1909, la Fédération révolutionnaire (FR, voir Georges Thonar), organisation de « concentration révolutionnaire » dont le secrétaire fédéral était J. Bonnart, et fut le trésorier de sa section bruxelloise. Il fut le délégué à la gestion de son premier organe le Bulletin de la Fédération révolutionnaire (n°1, novembre 1909). La Fédération révolutionnaire était une tentative de « concentration révolutionnaire » qui prétendait regrouper anarchistes, socialistes et syndicalistes sur la base de la primauté de l’action directe des travailleurs. Selon la déclaration de principes publiée dans le 1er numéro de son Bulletin, la Fédération révolutionnaire se prononçait pour le socialisme intégral, pour une société où chacun produirait selon ses forces et consommerait selon ses besoins. Puis le journal, tout en poursuivant sa numérotation, changea son titre en Le Combat social qui n’eut que 2 numéros (n°2, décembre 1909 et n°3, février 1910).
En juillet 1911, Georges Thonar et Félix Springael lancèrent un nouveau journal, Le Communiste, toujours favorable à la « concentration révolutionnaire ». En septembre 1911, ils constituèrent un Groupe socialiste d’action directe qui prétendait rassembler socialistes, syndicalistes révolutionnaires et anarchistes. Le groupe demanda sa pleine affiliation au POB, ce qui aurait signifié admettre l’existence d’une tendance anarchiste au sein du parti. L’affiliation fut donc refusée au Groupe socialiste d’action directe qui se désagrégea.
En mai 1919, Springael participa, à Bruxelles, à la fondation de la Fédération communiste (de tendance anarchiste) et semble en avoir été le premier secrétaire. Il habitait alors 37, bd de la Révision, à Bruxelles. De juillet à novembre 1919, il collabora au bimensuel Le Communiste, publié à Uccle, et qui eut 8 numéros.

SOURCES : Le Libertaire, du 18 mai 1919 — René Bianco, Cent ans de presse…, op. cit. — Maxime Steinberg, À l’origine du communisme belge : l’extrême gauche révolutionnaire d’avant 1914, Fondation Joseph Jacquemotte, 1985. — Jan Moulaert, Le Mouvement anarchiste en Belgique 1871-1914, Quorum, 1996.

Guillaume Davranche, Rolf Dupuy

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