SCHECK André, Marcel [Dictionnaire des anarchistes]

Par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy

Né à Paris (Ve arr.) le 20 mars 1909, mort le 3 août 1987 à Montpellier (Hérault) ; métallurgiste ; militant syndicaliste, militant de l’UA et administrateur du Libertaire.

Fils d’un pâtissier et d’une chocolatière, André Scheck, tourneur-outilleur, syndiqué à la CGTU puis à la CGT réunifiée, fut militant de la Jeunesse anarchiste-communiste puis membre du groupe anarchiste de Colombes (Seine).Il remplaça à partir du 31 décembre 1931 Pierre Perrin Odeon comme secrétaire de l’Union Anarchiste Communiste Révolutionnaire (UACR). Il a participé à la plupart des congrès nationaux et régionaux de la Fédération Anarchiste parisienne (avril 1932, 4 juin 1933, etc). Lors du congrès de l’UAC les 20-21 mai 1934 à Paris il fut nommé à la Commission administrative de cette organisation.

Il était en juin 1936 secrétaire d’une section syndicale chez Hispano-Suiza.

En 1937, il créa à Colombes une active section de la Solidarité internationale antifasciste. En octobre, il fut à nouveau nommé à la CA de l’Union Anarchiste (UA) et en novembre fut désigné comme administrateur du Libertaire. Secrétaire du groupe UA de Colombes, où il résidait 3bis rue Victor Hugo, il a été ensuite trésorier de l’UA et à partir de septembre 1938 permanent de l’UA au siège du Libertaire (9 rue de Bondy).

Au moment des accords de Münich, il fut condamné le 12 décembre 1938 avec Anderson*, Frémont* et Vintrigner*, à six mois de prison par défaut pour diffusion de tracts antimilitaristes. Les inculpés ayant fait appel, l’affaire traîna jusqu’à la déclaration de guerre et la condamnation fut levée. Au même procès tenu devant la 12e chambre correctionnelle avaient été également condamnés à 6 mois de prison N. Faucier* et L. Lecoin* pour des articles parus dans le Libertaire et SIA.

A la veille de la guerre, Scheck était le trésorier de l’UA aux côtés de René Frémont (secrétaire général), Charles Louis Anderson, Roger Boutefeu*, Emile Brière*, Nicolas Faucier, Henri Guérin*, François Mahé, Raphael Pedron*, René Ringenbach*, Raymond Rollet* et Fernand Vintrigner.

Dans un rapport de l’été 1941, la police signalait qu’il avait été « rappelé aux armées au 4ème jour de mobilisation » mais qu’il n’avait « pas regagné son domicile, 18 avenue Lorme à Colombes » depuis l’armistice.

La guerre finie, il ne reprit pas contact avec le mouvement anarchiste reconstitué et ne conserva que des relations personnelles avec quelques militants.

André Scheck quitta Colombes pour Saint-Étienne où il milita activement au syndicat des Métaux Force ouvrière. Il prit sa retraite à La Seyne-sur-Mer (Var) puis à Montpellier (Hérault).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article154693, notice SCHECK André, Marcel [Dictionnaire des anarchistes] par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy, version mise en ligne le 25 avril 2014, dernière modification le 26 janvier 2019.

Par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy

SOURCES : APpo BA 1899 et cartons 49 et 50 — Entretien avec Anderson, 27 novembre 1988 — SIA, 15 décembre 1938 — Notes de René Bianco et L. Bonnel.

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