Né le 12 octobre 1906 à Aimargues (Gard). Ouvrier agricole.

En 1936, Rogati militait à Aimargues où il habitait rue Carnot et était en relation avec André Prudhommeaux* à Nîmes.
Il fut secrétaire du syndicat autonome des ouvriers agricoles d’Aimargues mais démissionna le 2 mai 1937. Le 21 juin 1938, le tribunal correctionnel de Nîmes le condamna à 15 jours de prison et 225 francs d’amende pour violences et voies de fait commises le 20 mars 1938 lors d’une bagarre – à laquelle son frère François participa – contre deux prêtres allant à un rassemblement de la JOC à Aimargues. Il était alors membre de la Solidarité Internationale Antifasciste (SIA).
Dans une lettre du 29 septembre 1939, le Commissionnaire divisionnaire de police spéciale de Nîmes le signalait comme « Ouvrier agricole, anarchiste résidant à Aimargues. (...) Homme dangereux, susceptible de troubler l’ordre public et d’éxécuter les mots d’ordre de son organisation ». De fait, il était surveillé par la police spéciale et figurait sur la « liste des anarchistes français dangereux pour la sécurité nationale ». Il fut réserviste en 1939.

SOURCES : Arch. du Gard : 6J 3, 1M759, 1M769, 1W173. — L’Eclair (Nimes) des 15 et 21 juin 1938.

Daniel Vidal

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