MARI Marcellin, Eloi [Dictionnaire des anarchistes]

Par Daniel Vidal.

Né le 1er septembre 1914 et mort le 13 mars 1955 à Aimargues (Gard).

Le 21 juin 1938, le tribunal correctionnel de Nimes condamna Mari à 15 jours de prison et 225 francs d’amende pour violences et voies de fait commises le 20 mars 1938 lors d’une bagarre – à laquelle participèrent les frères Rogatti, Joseph Chatellier* et Joseph Deschamps* – contre deux prêtres allant à un rassemblement de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) à Aimargues.

Il était alors membre de la Solidarité Internationale Antifasciste (SIA). Son nom se trouvait sur la liste du 29 septembre 1939, établie par le Commissionnaire divisionnaire de police spéciale de Nimes qui le signalait comme le frère de Alphonse Mari, anarchiste militant à Aimargues.

Il fut recensé comme un « anarchiste français dangereux pour la sécurité nationale » et fut réformé temporaire le 23 octobre 1939. Il fut, avec les frères Deschamps (Elie, Joseph, et Jean), Joseph Chatellier, Paul Perrier*, Georges Louche, interné à Chibron (Var) pendant la guerre. Il fut ensuite transféré au camp de Saint Sulpice la Pointe (Tarn) le 16 février 1941 pour être transféré à l’hopital d’Albi le 4 juin puis libéré le 7 septembre 1941.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article154634, notice MARI Marcellin, Eloi [Dictionnaire des anarchistes] par Daniel Vidal., version mise en ligne le 2 mai 2014, dernière modification le 2 mai 2014.

Par Daniel Vidal.

Source : Arch. du Gard 1M759 — 1W173 – Archives du Tarn 493W33 — Journal L’Eclair (Nimes) des 15 et 21 juin 1938 – Etat civil d’Aimargues.

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