DUPUY Maurice, Camille [Dictionnaire des anarchistes]

Par René Bianco, notice complétée par Thierry Bertrand

Né le 16 mai 1893 à Marseille ; journalier, charpentier ; anarchiste et syndicaliste marseillais.

Maurice Dupuy, fils de Jules et de Julienne, Marie Lepresy, habitait 41 rue de Turenne à Marseille. En 1911 il était un militant actif des Jeunesses Syndicalistes Révolutionnaires et membre du Comité de Défense Sociale (CDS).

En 1913 il exerçait le métier de charpentier. Il était membre du Groupe d’études sociales qui regroupait 21 militants anarchistes de toutes tendances dont Henri Arcos, Auguste Delucchi, Charles Dimier, Jean Ettori, Clara Gay*, Elisabeth Robin*, Auguste Spoerli* et Jean-Louis Vars*.

Le 7 février, il fut condamné par le Tribunal de Marseille à 30 francs d’amende, par défaut, suite à un contrôle de la police des chemins de fer (la police des chemins de fer contrôlait non seulement les billets dans les trains ou les gares mais également, le long des chemins de fer, les "vagabonds" qui circulaient d’une ville à l’autre ou qui récupéraient du charbon). Il fut condamné par le Tribunal de Grenoble le 9 avril, toujours par défaut, à 30 francs d’amende pour la même raison.

Le 12 avril 1913 il fut condamné à 8 jours de prison avec sursis, par le Tribunal de Marseille, pour « outrages à agents » : il avait été arrêté le 5 avril au Bar Rodin avec Edouard Frant où tous deux chantaient l’Internationale et la Carmagnole et avaient accueilli les policiers aux cris de "A bas les flics ! Mort aux vaches ! Vive l’Anarchie ! A bas la patrie !". Le 12 juin c’était le Tribunal d’Aix-en-Provence qui le condamnait à 2 jours de prison avec sursis pour la même raison. Il fut amnistié en 1931 suite à l’élection de Paul Doumer.

Au début de la guerre de 1914-1918 il fut arrêté par la gendarmerie pour être écroué à la prison Saint Nicolas à Marseille. Il fut condamné par le 1er conseil de guerre permanent de la 15e région le 20 septembre 1919 à 2 ans de prison. Le 9 juin 1920 il était démobilisé et renvoyé dans ses foyers.

En mai 1921 il habitait au 8 traverse des Juifs et en 1925 au 12, rue de Salon, à Marseille.

En 1934 son dossier militiaire précise qu’il était réformé définitivement pour "amputation de la jambe droite" et l’armée le jugeait "Non récupérable" le 24 mai 1939.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article154573, notice DUPUY Maurice, Camille [Dictionnaire des anarchistes] par René Bianco, notice complétée par Thierry Bertrand, version mise en ligne le 3 mai 2014, dernière modification le 3 mai 2014.

Par René Bianco, notice complétée par Thierry Bertrand

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône M6/3851, 3860, 10810, 1R1365 — R. Bianco, Le mouvement anarchiste à Marseille ..., op. cit.

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