PONCHET [Dictionnaire des anarchistes]

Par Guillaume Davranche

Ouvrier menuisier ; anarchiste.

En 1885 le journaliste du Figaro Charles Chincholle voyait dans Ponchet, militant de la chambre syndicale des menuisiers de la Seine, « une des célébrités anarchistes ».
Durant l’année 1884, il fut un des principaux protagonistes de l’agitation parmi les chômeurs. Le 23 novembre 1884, il prononça un discours très violent au grand meeting des ouvriers sans travail à la salle Lévis, dont la sortie se transforma en émeute (voir Pierre Naudet).

Le dimanche 7 décembre 1884 il participa à un nouveau meeting des ouvriers sans ouvrage, salle Favié, avec Gustave Leboucher*, Joseph Tortelier*, Émile Digeon*, Chabert et Daumast. Anarchistes et blanquistes se disputant la primauté dans la salle, il mit aux voix un ordre du jour plus radical que celui soumis par Édouard Vaillant, et emporta le vote.

Les 22 et 23 janvier 1885, Ponchet comparut, avec d’autres (voir Pierre Naudet), devant les assises de la Seine pour son discours du 23 novembre à la salle Lévis. Il fut condamné à deux mois de prison et à 100 francs d’amende.

Le 16 février 1885 les anarchistes participèrent à l’immense cortège qui suivit le cercueil de Jules Vallès. La veille, dans un meeting révolutionnaire à sa mémoire, Ponchet avait prononcé un discours aux côtés des blanquistes Vaillant et Eudes à la salle Graffart.

Le 30 octobre 1887, il intervenait encore dans un meeting contre la guerre, à Paris 12e, au côté de Louise Michel* et de divers orateurs socialistes.

Y a-t-il identité avec le Ponchet, menuisier socialiste, qui, à partir de 1886, fut régulièrement candidat à Paris 11e ?

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article154501, notice PONCHET [Dictionnaire des anarchistes] par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 2 mai 2014, dernière modification le 2 mai 2014.

Par Guillaume Davranche

SOURCES : Charles Chincholle, Les Survivants de la Commune, L. Boulanger éditeur, 1885 — Le Matin du 24 au 26 novembre 1884, puis des 23 et 24 janvier 1885 — Le Figaro des 24 novembre et 8 décembre 1884 et du 23 janvier 1885 — Le Gaulois du 23 janvier 1885 — Le Matin du 31 octobre 1887.

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