BACQUE Robert, Jean, Martin

Par Jacques Girault

Né le 20 avril 1925 à Ciboure (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques) ; instituteur ; responsable syndicaliste et communiste des Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques).

Fils d’un charpentier de marine, devenu marin-pêcheur, républicain de gauche, très anticlérical, et d’une employée de maison, catholique non pratiquante, Robert Bacqué reçut les premiers sacrements catholiques. Élève au cours complémentaire de Saint-Jean-de-Luz, reçu au centre de formation des instituteurs en 1943, il suivit les cours du lycée Louis Barthou de Pau, obtint le baccalauréat (1946), puis effectua une année de formation professionnelle à l’École normale d’instituteurs de Lescar (1946-1947).

Bacqué exerça comme instituteur dans divers postes du département (Aincille, 1947-1949, école de plein air d’Hendaye, 1949-1955, Ciboure, 1955-1956, Saint-Jean-de-Luz, 1956-1958). Il devint professeur d’enseignement général français-histoire-géographie (dans un collège, 1958-1969, puis au collège Maurice Ravel, 1969-1980, de Saint-Jean-de-Luz).

Bacqué adhéra au Syndicat national des instituteurs en 1947 et à la FEN-CGT en 1948 (double affiliation). Il fut le responsable de la commission des jeunes dans la section départementale de cette dernière (1952-1954). Par la suite, militant « Unité et Action », responsable de la sous-section cantonale du SNI (1955-1970), membre du conseil syndical de la section départementale, il siégea à son bureau de 1955 à 1970. Il représenta ses collègues à la commission administrative paritaire départementale de 1965 à 1970. Il fut membre de la commission administrative de la section départementale de la Fédération de l’éducation nationale (1965-1970). Durant cette période, il fut délégué dans plusieurs congrès nationaux du SNI.

Bacqué adhéra au Parti communiste à la cellule de Saint-Jean-Pied-de-Port en 1948. Il suivit les cours d’une école interfédérale à Bordeaux en 1953, puis une école interfédérale réservée aux enseignants en 1954. Il avait participé cette même année au stage central pour les instituteurs communistes (29 août- 11 septembre 1954).

Secrétaire de la section communiste de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure, Bacqué entra en 1953 au comité de la fédération communiste. Il y resta jusqu’en 1963 pour ne pas cumuler responsabilités syndicales et politiques comme l’exigeait la FEN.

Membre du bureau de la section communiste de Saint-Jean-de-Luz, Bacqué représenta le PCF aux élections pour le conseil général dans le canton de Saint-Jean-de-Luz (mars 1976 - 1 153 voix, troisième position-, 1982), en septembre 1981 lors d’une élection partielle dans le canton de Ciboure-Hendaye, en 1985 dans le nouveau canton d’Hendaye.

Bacqué fut candidat à toutes les élections municipales de 1953 à 1977 et fut élu en 1983 sur la liste d’Union de la Gauche (voir Andia). Il fut à nouveau candidat en 1989 sur une liste communiste et en 2001 sur une liste de la « gauche authentique ».

Bacqué resta secrétaire de sa cellule locale jusqu’à sa démission du PCF en 1990. Depuis le XXe congrès du Parti communiste d’Union soviétique, il avait exprimé des critiques sur l’attitude de la direction du PCF, notamment au moment de l’intervention en Afghanistan, du « bilan globalement positif », de la rupture du programme commun ou à propos du fonctionnement du Parti. Après 1990, il prit une part très active, avec André Moine* et Jean Abbadie* à la naissance et au développement du mouvement Refondations.

Bacqué, membre de France-URSS, du Mouvement de la paix, de l’association des parents d’élèves, de l’amicale laïque, présida une association écolo-naturaliste en 1993-1994.

Son épouse, née Andrée Saint Cristau, communiste (1948-1989), militante de l’Union des femmes françaises et du Secours populaire, après avoir enseigné au cours complémentaire de filles, puis avoir dirigé le CEG, était la sous-directrice du collège d’enseignement secondaire Ravel de Saint-Jean-de-Luz. Elle avait été déléguée au congrès national du SNI en 1948 Ils s’étaient mariés exclusivement civilement en décembre 1951 à Saint-Jean-de-Luz. Leurs quatre enfants ne reçurent aucun sacrement religieux.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article15447, notice BACQUE Robert, Jean, Martin par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 19 juillet 2009.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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