Né à Aimargues (Gard) le 19 juin 1879, mort le 14 janvier 1961.

Jean Joujou habitait rue Soubeyranne à Aimargues (aujourd’hui rue Baroncelli). Il était le cousin de Jean Jourdan*. Il était ouvrier agricole et en 1899 adjoint au maire d’Aimargues.
Le 28 mars 1899, il fut condamné à un mois de prison et 50 francs d’amende par le Tribunal correctionnel de Nîmes pour s’être opposé à l’arrestation de Paul Brunel, accusé d’avoir frappé un brigadier lors d’une action à Aimargues contre le tirage au sort des conscrits. Il fut aussi condamné avec son frère Etienne* et Emile Jourdan*, le 6 novembre 1900, à vingt jours de prison après avoir défenestré les urnes lors des élections municipales d’Aimargues, le 6 mai 1900.
Jean Joujou fut élu maire d’Aimargues le 14 mai 1908. En 1910, lors d’une grève, il fut suspendu de ses fonctions par le Préfet du Gard pour avoir refusé de loger un escadron de gendarmerie. Il fut élu adjoint à la mairie en 1911, année où il était le secrétaire général du syndicat des travailleurs agricoles d’Aimargues, affilié à la CGT.
Il était membre du groupe anarchiste d’Aimargues avant la première guerre mondiale. Par la suite il milita au syndicat autonome d’Aimargues. En 1926 il était membre du groupe anarchiste local mais le quitta l’année suivante. Inscrit au Carnet B du Gard en août 1914 comme "antimilitariste dangereux", il en fut rayé le 12 avril 1922. Une impasse porte son nom à Aimargues.

SOURCES : AD Gard 1M756, 1M82, 1M813 & 4U5/305 — Michel Falguières, Jean Jourdan, libertaire d’Aimargues, Ed. Comedia, Nîmes, 2008 — Revue Calades, Nîmes, janvier 1986 — Registre municipal Aimargues.

Rolf Dupuy, Daniel Vidal

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