HARO José [Dictionnaire des anarchistes]

Par Daniel Vidal

Né le 15 janvier 1924 à Cieza (Province de Murcie, Espagne). Mort le 4 juillet 2008 à Nîmes. Militant anarchiste et anarchosyndicaliste gardois.

La famille Haro quitta l’Espagne et s’installa à Saint Gilles (Gard) en 1928. Malgré l’éloignement, José Haro fut marqué à vie par les évènements espagnols de 1936. Adolescent, il livra des colis pour les républicains espagnols, au café Montcalm, rue de la République à Nîmes, lieu réputé de leur regroupement.

Marié avec Josette, décédée en 1989, il eut avec elle trois enfants. Olga Bondar* fut sa compagne de 1990 à la fin de sa vie.

D’abord ouvrier agricole, il débuta en 1956 comme manœuvre à la Compagnie du Bas Rhône Languedoc à Nimes. Il devint gérant du restaurant de l’entreprise jusqu’à sa retraite en 1982. Il était syndiqué à la CFDT encore autogestionnaire.

Parmi ses deux frères, Salvador Haro avait des activités politiques connues : il était membre du groupe Kropotkine de la Fédération anarchiste d’Argenteuil, qui prit son nom à son décès.

José Haro milita à Saint Gilles dans le mouvement anarchiste local. Il fut actif dans différents regroupements comme la CNT dans l’après guerre. Mais aussi dans les années 80, au Groupe libertaire du Gard qui tenait alors des permanences dans un local ayant appartenu à la SIA au 16 rue des Orangers à Nîmes, puis au Groupe Gard Vaucluse de la Fédération anarchiste dans les années 90, et à la CNT-AIT vers la fin de sa vie. Il était aussi adhérent du Centre Ascaso Durruti (CAD) de Montpellier (34).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article154447, notice HARO José [Dictionnaire des anarchistes] par Daniel Vidal, version mise en ligne le 1er mai 2014, dernière modification le 1er mai 2014.

Par Daniel Vidal

SOURCES : témoignage d’Olga Bondar, octobre 2008 et témoignage personnel.

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