BLANCHARD Édouard, Émile, Marie

Par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy

Né le 14 janvier 1891 à Paris (8e arr.), mort le 9 septembre 1963 à Asnières-sur-Seine (Seine, Hauts-de-Seine). Ouvrier tourneur et mécanicien. Militant entre les deux guerres du syndicat des métaux CGT, puis, après guerre, du groupe d’Asnières de la FA.

Edouard Blanchard qui militait dans le mouvement anarchiste et au syndicat CGT des métaux fut été mobilisé au début de la guerre au 1er groupe d’aviation puis à partir du 3 décembre 1915 mis à la disposition de l’usine Hispano Suiza de Bois Colombes où il résidait alors, 1 avenue Albert.

Le 11 août 1919 il présida la réunion de la section des métaux à la Bourse du travail. Le 7 décembre il prit la parole au meeting tenu à Ivry par l’Union syndicaliste de la Seine en faveur de l’amnistie et pour la non intervention en Russie. Il participait à la même époque très activement aux grèves ches Hispano Suiza où il était ouvrier tourneur. En 1920 il était membre de la section des locataires de Bois Colombes et souscrivit une action à l’imprimerie La Fraternelle de Sébastien Faure.

Bien qu’attaché aux théories individualistes, Blanchard n’en fut pas moins, de 1925 à 1927, assidu aux réunions du Groupe anarchiste communiste d’études sociales d’Asnières et, après la Seconde Guerre mondiale, à celles du groupe asniérois de la Fédération anarchiste auquel sa compagne Marcelle (née Delmas), manutentionnaire, appartenait également. Il tenait alors à Asnières (boulevard Voltaire) un atelier de mécanique.

Antimilitariste, Blanchard soutint l’action que mena Louis Lecoin en faveur des objecteurs de conscience et assura des permanences au siège du journal Liberté qu’avait créé Lecoin en 1958. Il était membre de l’association La Ruche culturelle et libertaire animée par May Picqueray, et en 1958 membre de la Commission de contrôle de cette association d’entraide.

Au congrès de la Fédération anarchiste qui se tint à Mâcon, 9-11 juin 1962, Blanchard informa les délégués qu’il mettait à la disposition des militants une propriété qu’il possédait en Dordogne et où, en 1963, pendant l’été, des compagnons français et étrangers passèrent leurs vacances.

Edouard Blanchard, qui était le doyen du groupe d’Asnières, est mort à Asnières-sur-Seine le 9 septembre 1963 des suites d’un accident ; il avait été renversé par une voiture en juillet.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article154266, notice BLANCHARD Édouard, Émile, Marie par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy, version mise en ligne le 20 avril 2014, dernière modification le 22 décembre 2018.

Par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy

SOURCES : APpo BA 1660, chemise 302 784 F (rapport du 27 octobre 1920). — Le Monde libertaire, n° 94, octobre 1963 (nécrologie de M. Laisant) — Comptes rendus de La Ruche culturelle (CIRA- Marseille, fonds May Picqueray) — Le Lien, année 1951-53.

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