BACH Odette [née MARMIESSE Odette, Marcelle]

Par Jacques Girault

Née le 5 mars 1908 à Lapeyre-Berganty (Lot), morte le 9 décembre 2002 à Souillac (Lot) ; institutrice ; militante syndicaliste ; militante socialiste dans le Lot.

Fille d’un cantonnier, qui mourut lors des combats de la Première Guerre mondiale, et d’une cultivatrice, aînée de quatre enfants, Odette Marmiesse avait reçu les premiers sacrements catholiques. Pupille de la Nation, elle fréquenta l’école primaire supérieure de Montcuq et entra à l’École normale d’institutrices de Cahors en 1925. Nommée à Frontenac dans le canton de Cajarc, elle adhéra au Syndicat national des instituteurs. Mariée exclusivement civilement en août 1930 à Berganty, avec René, Louis Bach, employé de banque, elle fut nommée à Frontenac où elle resta six années tandis que son mari travaillait à Figeac où elle obtint un poste en école maternelle en 1936-1937. Sa pédagogie s’inspirait des méthodes de Célestin Freinet. Le couple militait dans les rangs du Parti socialiste SFIO depuis 1936. Leur fille, née en 1938, ne reçut aucun sacrement religieux.
Déléguée cantonale, puis membre du conseil syndical, du bureau syndical, Odette Bach participa aux luttes sous le Front populaire. Notamment elle milita aux côtés de Marcelle Capy, qu’elle connaissait, contre la guerre. Elle hébergea une réfugiée espagnole et participa à la grève du 30 novembre 1938.
Pendant la guerre, son mari, prisonnier en Allemagne, s’évada au début de 1941. Elle participa à ses côtés aux actions clandestines de la Résistance (groupes Vény) d’origine socialiste.
Après la guerre, son mari acheta un cabinet d’assurances à Souillac où elle enseigna comme institutrice puis comme professeur au collège d’enseignement général jusqu’à sa retraite en 1963.
Toujours membre du Parti socialiste SFIO, elle était membre de la commission fédérale au début des années 1950. Elle devint secrétaire adjointe de la section départementale du SNI après la guerre et conserva cette responsabilité jusqu’en 1960. Élue au Conseil départemental de l’enseignement primaire en 1951, elle démissionna à la fin de 1953 à la demande du SNI pour protester contre la politique gouvernementale répressive et antilaïque et fut réélue en janvier 1954. Elle fut également élue à la commission administrative paritaire départementale. Elle joua un grand rôle lors de la création de la section départementale de la Mutuelle générale de l’Education nationale. Liée avec Denis Forestier, elle s’en éloigna pour des raisons politiques.
Veuve, Odette Bach, qui séjournait à la Maison de retraite médicalisée (MAPAD) de Souillac, légua son corps à la science.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article15424, notice BACH Odette [née MARMIESSE Odette, Marcelle] par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 3 avril 2018.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. OURS, fédération socialiste SFIO du Lot. — Presse syndicale. — Renseignements fournis par l’intéressée, sa fille et par la section du Lot du SE-UNSA. — Note de Jean Battut.

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