OUIN Joseph, Firmin, Octave, Alfred [Dictionnaire des anarchistes]

Par Jean Maitron, notice complétée par Guillaume Davranche

Né le 25 octobre 1870 à Feuquières (Oise) ; colporteur puis ouvrier confectionneur ; anarchiste.

Militant anarchiste à Amiens, Joseph Ouin participa, en novembre 1904, à la naissance de l’hebdomadaire Germinal, et à l’agitation en faveur d’Alexandre Jacob*, qui devait passer en procès dans la ville. Une manifestation pro-Jacob rassembla plusieurs centaines de personnes le 11 février 1905, et Ouin fut arrêté en marge d’une bagarre. En mai, il fut condamné à un an de prison pour avoir enfreint une interdiction de séjour.

En 1907, il fut un temps gérant de Germinal.

Arrêté le 14 juillet 1908 au cours d’une manifestation antimilitariste, il fut inculpé pour outrage à magistrat et condamné à un mois de prison.

Le 26 juin 1910, il prit part au congrès fondateur de la Fédération révolutionnaire de la Somme (voir Théodore Graux).

En 1912, il s’installa à Paris comme confectionneur et résida 36 rue Pradier, puis 41 rue Piat. De mars à mai 1912, il appartint au Comité antiparlementaire révolutionnaire – impulsé par la FRC – qui mena une campagne abstentionniste à l’occasion des élections municipales de mai. Ce comité, dont Henry Combes* était le secrétaire et Lucien Belin* le trésorier, rassemblait 25 personnalités anarchistes et/ou syndicalistes révolutionnaires.

Ouin fut également membre du comité de l’Entr’aide, une caisse de solidarité avec les militants emprisonnés et leurs familles, impulsée par la FCA en juin 1912. Le comité de l’Entr’aide, dont Lacourte* était le trésorier, rassemblait une quarantaine de « personnalités » communistes libertaires et syndicalistes révolutionnaires.

En décembre 1912, Joseph Ouin était membre du conseil d’administration du Libertaire (voir Charles Keller). En 1913, il fut trésorier du Comité pour la défense du droit d’asile, impulsé par la FCA dans le cadre du procès de la « bande à Bonnot » (voir Guilbeaux).

Par la suite, sous le nom de Walet, Ouin dirigea un atelier de confection à Paris 20e. Il continuait en décembre 1915, après avoir été réformé.

En 1921, il militait à l’Union anarchiste et au Comité de défense sociale et habitait toujours 36, rue Pradier, à Paris.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article154205, notice OUIN Joseph, Firmin, Octave, Alfred [Dictionnaire des anarchistes] par Jean Maitron, notice complétée par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 19 avril 2014, dernière modification le 19 avril 2014.

Par Jean Maitron, notice complétée par Guillaume Davranche

SOURCES : AN F7/13061, 13574 et 13053, F7/13972-13973. État des anarchistes, antimilitaristes et communistes, 27 mai 1921. — Arch. PPo BA/1499 — Collection de Germinal — notes de Renaud Quillet — blog de l’Atelier de Création libertaire sur Alexandre Jacob.

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