FLEUR Jean, Paul [Dictionnaire des anarchistes]

Par Guillaume Davranche

Né le 20 février 1884 à Paris ; ouvrier tourneur sur métaux ; anarchiste et syndicaliste.

En avril-mai 1910, Jean Fleur fut candidat abstentionniste aux élections législatives dans la 3e circonscription du XVIIIe arrondissement de Paris, pour le compte du Comité antiparlementaire mis sur pied par la Guerre sociale et le Libertaire.

Militant des Jeunes Gardes d’Almereyda*, il fut fatigué de l’hervéisme et adhéra en janvier 1912 à la Fédération révolutionnaire communiste, avec un groupe de transfuges. Aussitôt il participa à la création du service d’ordre de l’organisation, les Bakounistes. Il en fut l’un des quatre chefs d’équipe avec Eugène Jacquemin*, Eugène Martin* et Léon Michel*. Il habitait alors au 32, rue de la Mare à Paris 20e.

En mars 1912, il fut arrêté par la police suite à l’attaque d’une « retraite militaire » (un défilé nationaliste). Le 23 juillet 1912, il fut condamné à deux mois de prison pour « rébellion ». Il fut ensuite secrétaire du Foyer populaire de Belleville dont les locaux, 5, rue Henri-Chevreau, à Paris 20e, abritaient le siège de la FRC, qui à l’été 1912 se rebaptisa Fédération communiste anarchiste.

Inscrit au Carnet B, Fleur fut mobilisé en 1914 à la 24e section d’infirmiers militaires, puis détaché à l’usine du Saut-du-Tarn, à Saint-Juéry (Tarn). Il s’y trouvait en mars 1916.

Après la scission confédérale de décembre 1921, Jean Fleur milita aux métaux CGTU.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article154150, notice FLEUR Jean, Paul [Dictionnaire des anarchistes] par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 18 avril 2014, dernière modification le 18 avril 2014.

Par Guillaume Davranche

SOURCES : Arch. Nat. F7/13053 et 13061 — Arch. PPo BA/1513 et 1499 — Le Matin du 24 avril 1910 — Bulletin de la FRCL’Humanité du 24 avril 1922.

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