BISCH Jean-Louis [Dictionnaire des anarchistes]

Par Jean Maitron, notice complétée par Guillaume Davranche

Né le 24 mai 1879 à Tulle (Corrèze), mort le 11 janvier 1959 à Paris 4e ; ouvrier sellier ; syndicaliste et anarchiste, puis communiste.

Fils d’un armurier à la manufacture d’armes de Tulle, Jean-Louis Bisch était, en 1907-1908, membre du syndicat des spécialités de la peau.

En 1921, il était membre de la commission exécutive de l’UD-CGT de la Seine et, en février, cosigna le « Pacte » des syndicalistes « purs » (voir Pierre Besnard).
Après que le Ier congrès de l’Internationale syndicale rouge eut adopté des conclusions préconisant la « liaison organique » avec l’Internationale communiste, il cosigna la déclaration des Comités syndicalistes révolutionnaires (CSR) qui, au nom de la Charte d’Amiens, répudiait ces conclusions (La Vie ouvrière du 22 juillet 1921).

Après la scission confédérale de décembre 1921, Bisch, qui collaborait à La Vie ouvrière, appartint à la commission administrative provisoire (voir Henri Toti) de la CGTU. Peu après, comme Pierre Monatte quittait la direction de La Vie ouvrière, il entra au nouveau comité de rédaction, rendu public dans le numéro du 20 janvier 1922.

Du 25 juin au 1er juillet 1922, il fut délégué par les ébénistes de la Seine au Ier congrès confédéral de la CGTU, à Saint-Étienne. Complètement détaché des syndicalistes « purs », il soutint les motions Monmousseau. « De l’anarchie, j’en ai été nourri », déclara-t-il dans un discours véhément en faveur de la dictature du prolétariat et de l’adhésion à l’Internationale syndicaliste rouge. Au terme des débats, il fut élu à la commission exécutive confédérale. Le 19 juillet, il fut délégué à la propagande.

En décembre 1922, il intervint comme majoritaire au congrès de l’UD unitaire de la Seine, dont il était membre de la commission exécutive. En 1923, il appartenait aux commissions syndicales du PCF auquel il avait sans doute adhéré.

Délégué au congrès de la Fédération unitaire de l’ameublement, du 16 au 18 août 1923 à Paris, il fut un des principaux protagonistes des débats. Alors qu’Henri Fourcade avait déposé une motion qui, au nom de la Charte d’Amiens, condamnait les « commissions syndicales » communistes, Bisch lui en opposa une autre, qui obtint 25 voix contre 14 à celle de Fourcade.

Marié une première fois à Paris 20e le 23 mai 1899, il se remaria à Paris 8e le 6 juin 1942.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article154113, notice BISCH Jean-Louis [Dictionnaire des anarchistes] par Jean Maitron, notice complétée par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 19 avril 2014, dernière modification le 22 décembre 2018.

Par Jean Maitron, notice complétée par Guillaume Davranche

SOURCES : État civil de Tulle — Arch. Nat. F7/13023, F7/13618, F7/12979 — Comptes rendus des congrès syndicaux cités — L’Humanité des 17, 18 et 19 août 1923 — Notes de J. Charles — Syndicalisme révolutionnaire et communisme. Les Archives de Pierre Monatte, Maspéro, 1968.

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