Né le 19 janvier 1875 à Châtellerault (Vienne), décédé dans la même ville le 27 août 1916 ; ouvrier mécanicien ; anarchiste et syndicaliste, animateur du CDS.

Grégoire Banghart habitait au 18, rue Rubens, à Paris XIIe. En octobre 1908, après les événements de Villeneuve-Saint-Georges, il fut un des fondateurs du Comité de défense sociale (CDS) pour soutenir les inculpés et leur famille. Il fut imprimeur-gérant du Bulletin du Comité de défense sociale du n°1 (décembre 1909) au n°7 (octobre 1912). En mai 1912, il habitait 20, rue du Cloître-Saint-Merri, à Paris 4e.
De mars à mai 1912, il appartint au Comité antiparlementaire révolutionnaire — impulsé par la FRC — qui mena une campagne abstentionniste à l’occasion des élections municipales de mai. Ce comité rassemblait 25 personnalités anarchistes et/ou syndicalistes révolutionnaires (voir Henry Combes).
Le 28 juillet 1912, en tant que membre du conseil syndical du syndicat des métaux de la Seine, il cosigna un manifeste contre la loi Berry-Millerand, affirmant que le syndicat viendrait en aide aux jeunes camarades qui choisiraient la désertion pour échapper à la loi. Le manifeste exhortait également les femmes à faire la « grève des ventres ».
Inscrit au Carnet B, Banghart fut réformé n° 2 le 19 mai 1915.
Il rentra à Châtellerault en juillet 1916 et y mourut un mois plus tard.

SOURCES : Arch. Nat. F7/13053 — Arch. PPo BA/1513 — Arch Ppo BA/882 — René Bianco, « Un siècle de presse anarchiste… », op. cit.

Jean Maitron, notice complétée par Guillaume Davranche

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