LUCAS Alexandre [dit Reffey] [Dictionnaire des anarchistes]

Par Jean Maitron, Claude Pennetier, notice complétée par Guillaume Davranche et Rolf Dupuy

Né à Buenos-Aires (Argentine) le 28 janvier 1892, décédé en France en 1965 ; ouvrier cordonnier puis maçon ; « soviétiste » puis anarchiste.

Alexandre Lucas, dit Reffey, était en 1919 adhérent du « Parti communiste » de Raymond Péricat (voir Alexandre Lebourg). Lors de son Ier congrès, tenu à Paris du 25 au 28 décembre 1919, l’organisation adopta un fonctionnement décentralisé et se rebaptisa Fédération communiste des soviets (FCS). Une minorité restait cependant mécontente de la nouvelle orientation et scissionna en février 1920 pour recréer le PC et son organe Le Communiste. Alexandre Lucas fut le secrétaire et Lagru* le trésorier de ce groupement qui comptait vraisemblablement 300 adhérents et 15 militants, et qui devait subsister jusqu’en mars 1921. Il habitait alors 28, rue de Paris, à Clichy.

Par la suite, il habita le quartier des Panigonds à Chatou, travailla à la cordonnerie Forget à Rueil et fut inscrit sur les états des anarchistes de Seine-et-Oise.

Dans les années 1930, il travaillait dans le bâtiment et militait à la CGT-SR et à l’Union anarchiste (UA). Lors du 5e congrès de la CGT-SR tenu à Paris les 1er, 2 et 3 novembre 1934, il fut élu à la commission administrative.

En 1936, Alexandre Lucas habitait chemin du Bois au Vésinet, et était secrétaire, avec Gandillet*, du Syndicat unifié du bâtiment (SUB) de Carrières-sur-Seine/Bezons.

À la mi-mars 1936, après que le Syndicat unique du bâtiment (SUB) de la Seine avait rejoint la CGT réunifiée, le SUB de Carrières-sur-Seine/Bezons reprit la gestion de la fédération du Bâtiment de la CGT-SR. Une commission exécutive provisoire fut alors mise en place, avec Alexandre Lucas comme secrétaire fédéral et Rochard* comme trésorier.

En juillet 1936, après la vague de grèves, la fédération du Bâtiment se renforça. Félix Gandillet devint secrétaire fédéral au côté d’Alex Lucas et Boudoux* fut nommé secrétaire à la propagande. Les membres du bureau fédéral firent alors des tournées en province pour aider les nouveaux syndicats à se monter.

Lucas vivait alors avec son fils, Louis Lucas, né le 11 avril 1911 à Béronville (Eure-et-Loir) qui était également maçon et militant du groupe anarchiste de Carrières-sur-Seine.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article154040, notice LUCAS Alexandre [dit Reffey] [Dictionnaire des anarchistes] par Jean Maitron, Claude Pennetier, notice complétée par Guillaume Davranche et Rolf Dupuy, version mise en ligne le 19 avril 2014, dernière modification le 19 avril 2014.

Par Jean Maitron, Claude Pennetier, notice complétée par Guillaume Davranche et Rolf Dupuy

SOURCES : Arch. Nat. F7/13053 — AD Seine-et-Oise 4M30/31 — CAC, versement 19940500, fonds revenus de Moscou, 5152. — Le Travailleur du Bâtiment, mai 1936 — Annie Kriegel, Aux origines du communisme français, 1914-1920, Mouton & Co, 1964 — Défense de l’homme, année 1965 — Samuel Jospin, « La CGT-SR à travers son journal Le Combat syndicaliste, 1926-1927 », mémoire de maîtrise, Université Paris I, 1974 — Boris Ratel, « L’anarcho-syndicalisme dans le bâtiment en France entre 1919 et 1939 », mémoire de maîtrise, université Paris-I, 2000.

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