GIRARDIN Jean [dit Bouboule] [Dictionnaire des anarchistes]

Par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy

Né le 4 mars 1902 à Paris (Ve arr.), mort le 16 août 1954 à Paris (XXe arr.) ; sangleur de journaux. Militant anarchiste et syndicaliste de Paris. Gérant du Libertaire et membre de la commission administrative de l’UA.

Fils de Jean François Girardin, journalier, et de Marguerite Lombal, couturière, Jean Girardin, sangleur de journaux à la sortie des rotatives, appartint de 1919 à 1922 aux Jeunesses syndicalistes du XIIIe arr. et, en février 1921, il fut secrétaire adjoint du bureau du comité d’entente de la Seine. Il assuma par la suite, à maintes reprises, des responsabilités à l’UACR (Union anarchiste communiste révolutionnaire) puis à l’UA (Union anarchiste).

Emprisonné avec Achille Lausille* en 1925 à La Santé, tous deux se solidarisaient avec Chazoff*, également emprisonné à la Santé qui demandait la réduction du quart de sa peine : tous trois firent une grève de la faim de vingt cinq jours et obtinrent satisfaction. De juin 1925 à novembre 1926, Girardin fut avec Lausille gérant du Libertaire. De nouveau emprisonné à La Santé avec Lausille et Bucco en 1927, il mena une nouvelle grève de la faim avec ses compagnons.

Après le congrès de l’UACR tenu à Paris, 30 octobre-1er novembre 1927, il fit partie de la commission administrative où il représenta la Fédération du Nord et fut nommé trésorier de l’UACR, Chazoff et Férandel* en étant les secrétaires. Il intervint au congrès de l’UACR qui eut lieu à Amiens, 12-15 août 1928, et fut élu à la commission administrative où il représentait avec Even et Mualdès* les XIXe et XXe arr. de Paris. Il participa au congrès de l’UACR qui se tint à Paris, 19-21 avril 1930 et fut élu administrateur du Libertaire et de la librairie d’éditions sociales et, de nouveau, membre de la commission administrative. Au congrès de l’UACR à Toulouse, 17 et 18 octobre 1931, il fut encore élu à la même commission où il représentait avec sa compagne Henriette Royo (Girardin*), les Xe, XVIIIe et XIXe arr. de Paris.

Jean Girardin fut, vers 1932, trésorier du comité d’action contre les prisons militaires et pour l’amnistie (voir Perrin) et, jusqu’en octobre 1932, secrétaire du groupe parisien des "Amis du Libertaire" (voir J.-P. Gravereau).

En 1933 il fut le gérant du journal anarchiste italien Lotta Anarchica (Paris, 8 numéros du 15 décembre 1933 à février 1935) dont les principaux rédacteurs étaient Leonida Mastrodicasa*, Virgilio Gozzoli*, Amleto Astolfi et Remo Franchini. Il fut également dans les années 1930 l’un des gérants du journal pacifiste La Patrie Humaine (Paris, 1931-1939).

Toujours membre de la commission administrative après le congrès de l’UA, dit congrès de l’unité qui eut lieu à Paris les 20 et 21 mai 1934, il assista enfin à celui qui se tint également à Paris les 12 et 13 avril 1936. A partir de 1935 il était membre de la Phalange de soutien au Libertaire.

Selon le témoignage d’André Senez*, il avait été, avec René Frémont*, Ribeyron*, Nicolas Faucier*, l’un des délégués de l’Union Anarchiste à l’assemblée constitutive du Front populaire en mai 1936. En 1939, il était toujours un militant en vue à l’Union anarchiste et demeurait 6 Passage Sainte Avoie (3e arr.).

Il s’était marié avec Henriette Pronier le 6 mars 1947 à Paris (XXe arr.), où il demeurait 216bis rue des Pyrénées. En 1940 son adresse figurait toujours sur la liste des domiciles anarchistes à vérifier par la police. Jean Girardin est décédé le 16 août 1954.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article153991, notice GIRARDIN Jean [dit Bouboule] [Dictionnaire des anarchistes] par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy, version mise en ligne le 4 janvier 2017, dernière modification le 9 janvier 2019.

Par Jean Maitron, notice complétée par Rolf Dupuy

SOURCES : Arch. PPo. cartons 49 et 50. — Le Cri des Jeunes syndicalistes, 1919-1922. — Liberté, 1er novembre 1970. — APpo BA 1899 & 1900 — Libertaire, année 1937 — Bulletin du CIRA, Marseille, n°26/27, 1986 (Témoignage d’André Senez) — Etat civil.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément