Né le 22 mai 1857 à Bougie (Algérie) ; bonnetier puis photographe ; titulaire d’une pension militaire ; marié, père de cinq enfants ; militant anarchiste.

Militant troyen, Paul Martinet n’a rien à voir avec l’anarchiste Pierre (dit Pol) Martinet*.
Titulaire d’une pension militaire, Paul Martinet fut condamné le 28 novembre 1876 à Marseille à huit jours de prison pour mendicité.
En mars 1883, il fut arrêté pour avoir reçu à Troyes un paquet de brochures antimilitaristes intitulées À l’Armée, expédiées de Paris par Émile Pouget*. Au terme du procès qui se tint les 21, 22 et 23 juin 1883 à Paris (voir Mareuil), il fut acquitté.
Paul Martinet fut membre de l’union syndicale des ouvriers et ouvrières de toutes industries pendant les années 1888-1889, et protesta contre la dissolution de l’union (voir Enfroy). Il fit également partie du groupe anarchiste entre 1890 et 1900. Il porta la contradiction à Jules Guesde* lors d’une conférence à Troyes le 21 septembre 1890, à l’occasion de laquelle Pol Martinet était venu de Paris en renfort. Le meeting prit fin lorsqu’avec leur camarade Dollet, ils montèrent à la tribune.
Le 31 mai 1892, il fut condamné à trois mois de prison et 11 francs d’amende pour outrages aux agents. Il habitait alors 133 rue du Faubourg Croncels à Troyes.

SOURCES : Arch. Dép. de l’Aube, M1052 et W628-1294. — Jean Maitron, Histoire du Mouvement anarchiste, op. cit. — Charles Chincholle, Les Survivants de la Commune, L. Boulanger éditeur, 1885. — Le Petit Parisien, 22, 23 et 24 juin 1883 — Vivien Bouhey, op. cit., annexe 24.

Guillaume Davranche

Version imprimable de cet article Version imprimable