Né en 1870, mort le 18 juin 1914 en Belgique ; médecin ; anarchiste communiste.

Lucien Hénault s’engagea dès ses études à Liège dans le Cercle des étudiants socialistes et au Parti ouvrier belge.
En juin 1900, militant au Parti ouvrier belge, il fonda avec Paul Sosset* et Georges Thonar* Le Réveil des travailleurs, journal de tendance anarchiste communiste, qui eut jusqu’à 1 200 abonnés. Il habitait alors 1, rue Monulphe, à Liège, où fut domicilié le journal. À l’occasion, il écrivit également dans Le Libertaire et dans L’Effort éclectique.
Il fut expulsé du Parti ouvrier en 1901 pour avoir publié une brochure, Le Parti ouvrier et l’Anarchie.
Le Réveil des travailleurs sortit régulièrement jusqu’en avril 1903. À cette époque, Hénault émigra au Brésil.
Après son retour en Belgique, il devint chef de service à l’hôpital de Saint-Gilles, à Bruxelles. Il était toujours anarchiste, mais milita principalement à la Libre-Pensée. En 1909, il prit probablement part à la campagne en faveur de Francisco Ferrer*. Sa compagne, Rachel Hénault, était en relation épistolaire avec Soledad Villafranca, la compagne de Ferrer.
En 1911, il était secrétaire des Amis de l’Orphelinat rationaliste, qui avait pour but de soutenir une institution de Forrest et de développer ses principes. Hénault publia la revue de cette association, L’École affranchie, qui parut de septembre 1913 à sa mort. Il entretenait également une correspondance avec Les Temps nouveaux.
Selon la nécrologie que lui consacra Charles Delorme dans l’hebdomadaire de Jean Grave*, Lucien Hénault mourut « victime du devoir professionnel ».

SOURCES : Les Temps nouveaux du 27 juin 1914. — René Bianco, Cent ans de presse, op. cit. — Notes de Marianne Enckell.

Guillaume Davranche

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