Né le 14 février 1932 à Béja (Tunisie), assassiné après tortures par les parachutistes français le 21 juin 1957 ; arrivé en famille à Alger en 1940 ; étudiant communiste de la Faculté d’Alger adhérant au PCA en 1951 ; depuis 1953, assistant à la Faculté des sciences en préparant une thèse de doctorat de mathématiques soutenue in absentia par suite de sa disparition après arrestation par les parachutistes français le 11 juin 1957 en pleine « Bataille d’Alger » ; la contre-enquête de l’historien Pierre Vidal-Naquet (L’Affaire Audin), appuyée par le Comité Audin, dénonçant le mensonge de l’évasion ; le procès et la reconnaissance de la vérité restant sans aboutissement du fait de l’amnistie des crimes « liés aux événements d’Algérie » ; après son exécution sur ordre du général Massu, le plus vraisemblablement, cadavre jeté dans une fosse à une vingtaine de kms d’Alger ; responsabilité de l’État reconnue en septembre 2018.

La famille suit les déplacements du père qui est gendarme en service dans le Protectorat de Tunisie où Maurice Audin est né en 1932, puis passe par Bayonne en France avant l’installation à Alger en 1940, le père étant démobilisé. Né à Lyon en 1900, celui-ci avait fait divers petits métiers à Lyon et à Paris, avant de s’engager dans l’armée le jour de ses dix-huit ans. Il est envoyé au Maroc pendant la guerre du Rif avant d’être affecté en Algérie. C’est lors de ce casernement dans l’Algérois, qu’il rencontre et épouse Alphonsine Fort, née près de Koléa au bord de la Mitidja dans une famille à la vie difficile de très petits colons, proche de celle des ouvriers agricoles. Veuve, la mère a élevé plusieurs enfants ; très jeune, Alphonsine avait été placée comme fille de service dans des familles de colons. Après leur mariage, le père officie comme garde forestier en Kabylie. Il tente un retour à Lyon en devenant ouvrier avant d’être réduit au chômage dans la crise de 1929-1930. Il se réengage alors dans la gendarmerie et est envoyé en Tunisie. C’est donc après quinze ans d’armée qu’il revient avec sa famille en 1940 à Alger. Il présente le concours des Postes et reste postier à Alger jusqu’à sa retraite en 1962.
Après être passé par plusieurs écoles primaires, Maurice Audin entre au Lycée Gautier d’Alger à la rentrée d’octobre 1942. Le débarquement allié du 8 novembre 1942 perturbe un temps la scolarisation en faisant servir le lycée à l’hébergement de troupes. Au bénéfice d’être fils de gendarme, Maurice Audin entre à l’école des enfants de troupes qui se trouve alors à Hammam Righa dans le haut Chélif et où on est interne sous uniforme et règlement militaire. Il y suit la scolarité jusqu’au brevet à la fin de la 3e et passe ensuite à l’École militaire qui fait fonction de lycée à Autun en France, entre Bourgogne et Massif Central. Après son succès à la première partie du baccalauréat, Maurice Audin obtient de ses parents le rachat du prix de ses études auprès de l’armée pour retrouver Alger et le Lycée Gautier en classe de Math-élém. ; il réussit la seconde partie du baccalauréat.
En 1949, il entre à la faculté des sciences d’Alger pour suivre des études de mathématiques : licence, diplôme d’études supérieures. Il se distingue et est ainsi appelé à partir du 1er février 1953 comme assistant à la Faculté par le professeur René de Possel qui le prend en thèse sous sa direction et le met en contact avec son patron de Paris, le grand mathématicien Laurent Schwartz*. Maurice Audin vient de se marier avec Josette Sempé le 24 janvier 1953 ; ils auront bientôt trois enfants : Michèle née le 3 janvier 1954, et pendant la guerre, Louis né le 18 octobre 1955 et en pleine montée de la "Bataille d’Alger", Pierre né le 28 avril 1957. Josette Audin a pris un poste d’adjointe d’enseignement.
Les jeunes gens se sont rencontrés tant sur les bancs de la Faculté des sciences qu’aux réunions de la cellule des étudiants communistes de l’Université. Josette Sempé est née dans une famille de petits fonctionnaires installée en Algérie depuis trois générations ; elle est membre du PCA depuis 1950 et Maurice Audin adhère en 1951. Dans ces années de guerre froide, ils participent en commun à la campagne communiste au nom du Mouvement de la paix contre le réarmement de l’Allemagne que les nationalistes algériens ont du mal à prendre pour prioritaire, et à celles contre l’intervention américaine en Corée et contre la guerre coloniale française d’Indochine.
Les discussions portent sur l’avenir de l’Algérie réunissant les anticolonialistes de toutes origines et appartenances, « européens », « juifs » et « musulmans ». C’est l’époque des oppositions entre étudiants communistes et nationalistes, et parmi les étudiants qui se réclament du MTLD en crise, sur le M de Musulmans dans la constitution de l’Union Générale des Étudiants Musulmans d’Algérie ou d’une Union nationale des étudiants algériens (voir au nom de Mohammed Harbi*). Par anticolonialisme et par adhésion à l’indépendance d’une Algérie algérienne, ils se trouvent entraînés avec la part active du PCA dans le soutien du mouvement de libération, quelles que soient les réserves vis-à-vis du FLN qui tient les communistes en marge (voir aux noms des dirigeants clandestins Bachir Hadj Ali* et Sadek Hadjerès*). Depuis septembre 1955, le PCA est interdit et les communistes les plus notoires repérés, voués à la clandestinité.
Dans leur "Bataille d’Alger", les parachutistes du général Massu, qui a reçu les pleins pouvoirs de police, sont à la recherche des responsables communistes Paul Caballero* et André Moine*. Après l’arrestation de Georges Hadjadj*, médecin communiste qui a soigné Paul Caballero accueilli un temps au domicile de la jeune famille Audin. Le 11 juin 1957 à onze heures du soir, une expédition d’une dizaine de parachutistes arrête Maurice Audin, ou plutôt l’enlève, et le conduit aussitôt dans cet immeuble d’El Biar qui sert aux interrogatoires sous tortures. Le lendemain, 12 juin, ils arrêtent Henri Alleg* qui arrivait à l’appartement. Il est emmené également à ce centre de tri d’El Biar. Dans son témoignage La Question publié en février 1958, Henri Alleg dit comment avoir été mis en face de Maurice Audin ; « c’est dur, Henri » sont ses derniers mots connus. Impossible de savoir ce qui est advenu de Maurice Audin jusqu’au 1er juillet 1957. Le colonel Trinquier annonce alors à Josette Audin, qu’il s’est évadé, ce qui signifie sa disparition du fait de l’armée française, ou plus exactement sa mort après torture.
Une plainte contre X pour homicide volontaire est déposée à Alger ; sans résultats. Mieux même, le 31 janvier 1959, une ordonnance de mise en jugement pour « reconstitution de ligue dissoute et atteinte à la sûreté de l’État » est prononcée contre un certain nombre de communistes dont Henri Alleg*, condamné à dix ans de prison, et Maurice Audin. Va-t-on juger un mort ? À Paris, L’Express publie une caricature du dessinateur Tim : « Accusé Audin, levez-vous ». Le cas Audin sera disjoint.
Dès juillet 1957, Josette Audin multiplie les appels. Le Monde publie une de ses lettres le 13 août 1957. Une pétition universitaire est lancée par les jeunes assistants de la Sorbonne, Michel Crouzet* et Luc Montagnier, membres de la cellule communiste de la Sorbonne. La campagne contre la torture s’élève en France en prenant pour exemple l’Affaire Audin. Laurent Schwartz organise la soutenance de thèse à la Sorbonne le 2 décembre 1957 (mention très honorable) ; à la mort du doyen honoraire de la Faculté des sciences Albert Chatelet, il lui succède à la présidence du Comité Audin ; il créera en 1960 un prix Maurice Audin de recherche en mathématiques. Les professeurs Jean Dresch* et Henri-Irénée Marrou sont les vice-présidents du Comité dont les animateurs sont Michel Crouzet*, secrétaire général, Luc Montagnier, trésorier, le jeune historien Pierre Vidal-Naquet qui réunit les informations et témoignages, reconstitue les faits autant que faire se peut et manifeste le travestissement de l’assassinat en évasion. Il publie en 1958 aux Éditions de Minuit L’Affaire Audin.
Bien que les instructions du PCF soient de tirer la mobilisation sous l’égide du Mouvement de la paix – et sur commande hiérarchique, Michel Crouzet* est exclu de la cellule Sorbonne-Lettres à la fin de 1958 pour ses critiques de la direction du PCF – le Comité Maurice Audin amplifie la campagne de dénonciation des crimes et mensonges d’État en Algérie. Il soutient un long procès en diffamation contre le journal La Voix du Nord qui mettait en cause l’honnêteté de ses investigations. Il contribue à la publication des cahiers Témoignages et documents à partir de 1959 et de l’hebdomadaire Vérité et Liberté à partir de mai 1960.
Saisie par Edmond Michelet, Garde des sceaux du gouvernement du général de Gaulle, la chambre criminelle de la Cour de cassation décide le 11 avril 1959, le transfert de l’instruction au tribunal de Rennes ; ironie, c’est au tribunal militaire de Rennes qu’en 1899, justice n’avait pas été rendue au capitaine Dreyfus. L’instruction est lente car les militaires se défilent ou viennent à reculons. Il apparaît possible à Pierre Vidal-Naquet de dresser un récit de l’exécution en se fondant sur les auditions de Paul Teitgen, au moment des faits secrétaire général de la police à Alger, et de Jean Builles, le Commissaire central de la ville d’Alger qui rapporte les informations des officiers de police : « L’évasion d’Audin n’avait été qu’un simulacre..., il était mort le 21 juin (1957) au cours d’un nouvel interrogatoire et inhumé dans la citadelle de Fort-L’empereur. »… « Dans un accès de colère motivé par ses réticences », il avait été étranglé par le lieutenant qui conduisait les séances de tortures. Au nom du Comité Audin, Pierre Vidal-Naquet rend publique cette version dans un article : « La mort de Maurice Audin » (Libération, 3 décembre 1959).
Au début de juin 1961, les avocats de Josette Audin requièrent de nouvelles mesures d’instruction ; en vain car le juge joue la montre. Une ordonnance de non-lieu est prononcée le 20 avril 1962 au titre du décret d’amnistie du 22 mars 1962, préconisée par les Accords d’Évian, pour les faits concernant « les opérations de maintien de l’ordre en Algérie ». L’appel est rejeté ; la loi d’amnistie du 18 juin 1966 stipule une application qui touche directement l’Affaire Audin, en incluant spécifiquement les infractions « commises dans le cadre d’opérations de police administrative ou judiciaire » dirigées contre l’insurrection algérienne. C’est après l’indépendance de l’Algérie, le 1er juin 1963, que le tribunal de grande instance d’Alger établit l’acte de décès de Maurice Audin.
En France, si plusieurs cellules communistes se donnèrent le nom de cellule Maurice Audin, les autorités publiques veillaient à proscrire sa mémoire. Le préfet de l’Isère s’oppose dès 1962 à ce que la municipalité d’Échirolles donne à une rue de la ville aux portes de Grenoble, le nom de Maurice Audin. La même interdiction tombe encore quinze mois plus tard sur la municipalité de Romilly-sur-Seine, ville historique du mouvement ouvrier. En mars 1968, un triple recours de Josette Audin est rejeté, car les délais étaient dépassés, Maurice Audin étant déclaré légalement mort depuis le 1er juin 1963. Au contentieux, le 11 janvier 1978, le Conseil d’État lève la prescription mais déclare l’incompétence du tribunal.
En Algérie, le 4 juillet 1963, au lendemain de l’anniversaire de l’indépendance, Josette Audin recevait la citoyenneté algérienne. Le nom de Maurice Audin est donné à une place du centre actif d’Alger qui est un point crucial de circulation et de lignes d’autobus et de taxis (et maintenant le métro), aussi ce nom d’Audin est-il resté très courant. Josette Audin et ses enfants ont quitté l’Algérie en juin 1966 pour s’installer dans la région parisienne ; c’était un an après le coup d’état militaire. Après « les émeutes d’octobre 1988 », le ministère algérien des anciens moudjahiddines informait Josette Audin que la Commission nationale de contrôle avait reconnu Maurice Audin comme membre, pendant la guerre, de l’Organisation civile du Front de libération nationale. Maurice Audin est un chahid (martyr) mort pour l’Algérie.
Sous la présidence de François Mitterrand, la loi du 3 décembre 1982 élargit l’amnistie aux actions de l’OAS et rétablit les anciens insurgés dans leurs droits. À l’initiative de Robert Badinter, devenu Garde des sceaux, en novembre 1983, Josette Audin et ses trois enfants recevront une indemnité ; Josette Audin avait été faite chevalier de la Légion d’honneur en juillet 1983. En 2000, dans le retour d’attention à l’exercice de la torture en Algérie, une nouvelle plainte est déposée pour séquestration et crime contre l’humanité, sans plus de résultat. Le 26 mai 2004 le maire de Paris, Bertrand Delanoë a inauguré dans le Ve arrondissement, une place Maurice Audin.
Tout en faisant état de ses ordres et directives dans l’exercice de la torture et la pratique d’exécutions pleinement extrajudiciaires puisque les assassinats étaient directement réalisés par ses subordonnés, le général Aussaresses se retenait de se prononcer sur la responsabilité de la décision de tuer Maurice Audin, dans des déclarations publiques et dans son livre Services spéciaux, Perrin, Paris 2001. Les entretiens très suivis avec Paul Aussaresses, conduits par Jean-Charles Deniau publiés sous le titre : La vérité sur la mort de Maurice Audin, Editions des Équateurs, 2014, aboutissent à la reconnaissance de l’exécution de Maurice Audin sur ordre du général Massu en connivence avec le ministre-résidant Robert Lacoste au Gouvernement général de l’Algérie, relayé par le commandant Aussaresses ; l’exécution est effectuée par le sous-lieutenant et les sous-officiers à son service. La date de l’exécution reste celle du vendredi 21 juin 1957 donnée par P. Vidal-Naquet ; mais plus vraisemblablement, Maurice Audin, emmené en jeep, a été "poignardé à l’endroit où il a été enterré", une fosse près de Sidi Moussa à une vingtaine de kms d’Alger, aux abords de la Mitidja.
Dans son aveu final, Paul Aussaresses reconnaît que les versions précédemment avancées (évasion et étranglement par le lieutenant Charbonnier) et que son long silence et ses tergiversations avaient pour fonction de ne pas "compromettre le général Massu". Après la publication du livre de Paul Aussaresses, Services spéciaux, le général Massu ne lui avait-il pas écrit :"Vous avez brisé les frontières de la discrétion et compromis ainsi vos frères d’armes".

SOURCES : H. Alleg, La Question. Éditions de minuit, Paris, 1958. –H. Alleg, La guerre d’Algérie, op. cit. –P. Vidal-Naquet L’Affaire Audin, Éditions de minuit, Paris, 1958, réédition 1989, et La Raison d’État. Éditions de minuit, 1962 ; La torture dans la République. Éditions de minuit, 1972 ; Les crimes de l’armée française. Maspero, Paris, 1975 ; Face à la raison d’État. La Découverte, Paris, 1989. -S. Thénault, Une drôle de justice. Les magistrats dans la guerre d’Algérie, La Découverte, Paris, 2001. –Correspondance de Josette Audin à René Gallissot, octobre 2003. –Le Monde, 7 juin 1960, témoignage de Georges Hadjadj. –Le Monde 2, entretien avec Josette Audin, dossier Maurice Audin, 20 juin 2009. – Jean-Charles Deniau, La vérité sur la mort de Maurice Audin, Éditions des Équateurs, 2014. — Michèle Audin, Une vie brève, Gallimard, 2013.

Nous demandons la vérité sur l’assassinat de Maurice Audin

Appel des 171 pour la reconnaissance de ce crime d’Etat
et des violations massives des droits de l’homme par l’armée française
durant la guerre d’Algérie

Le 11 juin 1957, Maurice Audin, jeune professeur de mathématiques à Alger et membre du parti communiste algérien, est arrêté par les parachutistes commandés par le général Massu chargé par les autorités françaises du maintien de l’ordre dans la ville. Emprisonné et torturé, il n’est jamais réapparu. Quand, peu après, l’un des chefs parachutistes a affirmé à son épouse, Josette, que son mari s’est évadé, elle n’y a pas cru une seconde et a déposé plainte pour homicide volontaire.

Cette fable de l’évasion d’Audin a été entièrement dénoncée et la thèse de sa mort sans ordre lors d’une séance de torture est mise en doute. Les informations publiées par le Nouvel Observateur en 2012 et les propos tenus par Aussaresses en 2013 peu avant sa mort font que les autorités françaises ne peuvent continuer à se taire.

Elles doivent permettre aux citoyens d’aujourd’hui de connaître l’enchaînement des décisions qui ont permis à cette époque que se déploient à Alger un tel arbitraire et une telle violence. Le rôle des gouvernements présidés alors par Guy Mollet puis Maurice Bourgès-Maunoury, celui du ministre résidant en Algérie Robert Lacoste doivent être connus. Ce n’est pas seulement une question d’histoire, c’est un enjeu civique.

Les documents dont le ministre de la Défense a remis copie à Josette Audin, le 1er février 2013, ne contiennent aucun élément essentiel. Aussi, nous demandons aux autorités françaises qu’elles donnent les moyens à une commission d’historiens d’accéder à toutes les archives concernées, notamment celles du ministre résidant en Algérie Robert Lacoste, des présidents du conseil Guy Mollet et Maurice Bourgès-Maunoury, du commandant en chef de l’Armée en Algérie, Raoul Salan, et de celui de la 10e division parachutiste, Jacques Massu, afin d’établir les ordres qu’ils ont donnés, les pouvoirs qu’ils ont attribués et les dispositifs et les pratiques qui en ont été les conséquences.

Nous demandons, par ailleurs, aux autorités françaises qu’elles sollicitent officiellement les autorités algériennes pour qu’elles fassent les recherches nécessaires pour retrouver le corps de Maurice Audin dans les lieux présumés de leur enfouissement dans une fosse commune, avec ceux de centaines d’Algériens torturés et tués eux aussi par l’armée française.

Dans le prolongement de l’Appel des douze avec Pierre Vidal-Naquet que l’Humanité a publié le 31 octobre 2000(1) et des efforts incessants de Josette Audin pour apprendre la vérité, dont témoigne encore la lettre qu’elle a envoyée le 24 février dernier au président de la République, à laquelle à ce jour elle n’a pas reçu de réponse, nous demandons que les plus hautes autorités reconnaissent le crime d’Etat qu’a été l’assassinat de Maurice Audin, ainsi que la pratique de la torture et les violations massives des droits de l’homme par l’armée française durant la guerre d’Algérie.

• Ernest Pignon-Ernest, plasticien, président des Amis de l’Humanité, Charles Silvestre, coordinateur de l’Appel des douze du 31 octobre 2000, et ses signataires Simone de Bollardière, Alban Liechti et Josette Audin,

• les anciens appelés en Algérie Michel Berthelemy, François Bourges, Daniel Dayot, Alain Desjardin, Jacques Devos, Jean-Claude Doussin, Jean-Pierre Farkas, Jacques Gaillot, Georges Garié, André Gazut, Jean-Claude Girardin, Stanislas Hutin, Jacques Inrep, Xavier Jacquey, Claude Juin, Gérard Kihn, Jean Laurans, Gérard Lechantre, Albert Nallet, Bernard Pointecouteau, Henri Pouillot, François-Xavier Ricard, Hubert Rouaud, Claude Sadoux, Bernard Sigg, Jean-Philippe Talbo-Bernigaud, Georges Treilhou, Mario Urbanet, Georges Van Ruymbeke,

• les historiens Linda Amiri, Raphaëlle Branche, Gilles Candar, Omar Carlier, Marie Chominot, Suzanne Citron, Sonia Combe, Catherine Coquery-Vidrovitch, Marianne Debouzy, Marcel Dorigny, Michel Dreyfus, René Gallissot, Emilie Goudal, Ali Guenoun, Julien Hage, Mohammed Harbi, Jean-Robert Henry, Anne Jollet, Gilles Manceron, Claire Marynower, Claire Mauss-Copeaux, Gilbert Meynier, Alain Monchablon, Valérie Morin, Abderrahmen Moumen, Emmanuel Naquet, Elsa Paris, Claude Pennetier, Tramor Quemeneur, Malika Rahal, Frédéric Régent, Annie Rey-Goldzeiguer, Carole Reynaud Paligot, Alain Ruscio, Yann Scioldo-Zürcher, Nedjib Sidi Moussa, Françoise Vergès,

• Nils Anderson, Etienne Balibar, Patrice Barrat, Odile Barral, Françoise Basch, Patrick Baudouin, Bachir Ben Barka, Madjid Benchikh, Fatima Besnaci-Lancou, Frédéric Bonnaud, François Borella, Anissa Bousmah-Bouayed, Pierre Braun, Michel Broué, Catherine Brun, Geneviève Buono, Eric Bocciarelli, Joëlle Brunerie-Kauffmann, Henri Causse, Maurice Causse, Gérard Chaliand, Mouhieddine Cherbib, Alice Cherki, Hélène Cohen, Antoine Comte, Pierre-Yves Cossé, Didier Daeninckx, Ahmed Dahmani, Georges Danton, Régine Deforges, Christian Delorme, Jean-Pierre Dubois, Françoise Dumont, Nasséra Dutour, Eric Fassin, Jacques Freyssinet, Pierre Gaudez, Jean-François Gavoury, François Gèze, Robert Guédiguian, Alain Gresh, Nourredine Hached, Sadek Hadjerès, Marc Hédrich, Arlette Heyman-Doat, Geneviève Jacques, Jean-Paul Jean, Louis Joinet, Jacques Julliard, Aïssa Kadri, Christophe Kantcheff, Daniel Kupferstein, Eric Lafon, Mehdi Lallaoui, Jean-Jacques Lebel, Henri Leclerc, Irène Lindon, Danièle Lochak, Malika Mansouri, Maurice Maschino, Gustavo Massiah, Jean Mayerat, Caroline Mecary, Samia Messaoudi, Olivier Mongin, Fadéla M’Rabet, François Nadiras, Jean-Philippe Ould-Aoudia, Pierre Péju, Edwy Plenel, Serge Portelli, Jacques Pradel, Roland Rappaport, Bernard Ravenel, Vincent Rebérioux, Nicole Rein, Delphine Renard, Joël Roman, Bernard Roussel, Brahim Senouci, Evelyne Sire-Marin, Antoine Spire, Mylène Stambouli, Bernard Stephan, Pierre Tartakowsky, Elisabeth Teitgen, Catherine Teitgen-Colly, Emmanuel Terray, Marcel Trillat, Gérard Tronel, Michel Tubiana, Isabelle Vaha, Paul Veyne, Geneviève Vidal-Naquet, Marie-Claude Vignaud-Al Hamchari, Dominique Wallon, Jean-Marc Wasilewski, Sylviane de Wangen, Michel Wieviorka, Michel Wilson, Valentine Zuber

René Gallissot

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