Né le 22 mars 1868 à Paris, mort le 15 juin 1904 à Nice (Alpes-Maritimes) ; avocat ; anarchiste puis socialiste de Nice.

Malquin avait sa résidence habituelle à Berck-sur-mer (Pas-de-Calais) où habitait sa famille. Là, abonné au Libertaire, il en faisait la propagande. Il était paralysé des deux jambes, et marchait avec des béquilles. Rentier et licencié en droit, il donnait des leçons d’anglais et de français.
En 1887 il reçut chez lui, à la Trinité Victor, ville limitrophe de Nice où il vivait plusieurs mois par an, Sébastien Faure* avec qui il était en relation. Il fut un de ceux qui préparèrent sa venue à Nice les 18, 19 et 22 mars 1897.
Ce fut probablement sous son impulsion que le premier groupe anarchiste niçois, le Groupe des Libertaires, naquit en mai 1897. Ce groupe se réunit pour la première fois au Comptoir de Nice, une buvette au 33 rue Pastorelli. Les jeunes recrues de ce groupe étaient formées à l’anarchisme par Jean-Baptiste Oddo* dans la maison de Malaquin.
Celui-ci collabora dans les années 1890 à un très grand nombre de titres de la presse libertaire, sous le nom de Ludovic Malquin, dont : Le Droit de Vivre (Paris, 1898) de Constant Martin*, L’En-Dehors (Paris, 1891-1893) de Zo d’Axa*, L’Idée (Bruxelles, 1894), Le Journal du Peuple (Paris, 1899) de Sébastien Faure, Le Libertaire (Paris, 1895 – 1914), La Liberté (Buenos-Aires, 1893-1894), La Revue Anarchiste (Paris, 1893) puis La Revue Libertaire (Paris, 1893-1894) d’Henri Guérin*, L’esclave (Nice, 1898). De plus il était correspondant du Libertaire et du Journal du Peuple.
Il collabora également aux revues littéraires anarchisantes La Plume (Paris, 1889 – 1914) et La Revue Blanche (Paris, 1891-1903) où il fut notamment l’auteur de l’article An-archie (n°2).
Sous le nom de Louis Malaquin, il collabora au Libertaire (série marseillaise de 1898), aux Temps Nouveaux (Paris, 1895-1914) de Jean Grave* avec qui il était en correspondance, et à Libre Examen (Paris, 1904).
Il fut l’un des rédacteurs du numéro unique du Réveil Ouvrier de Nice (Nice, 1904) dont le gérant était Louis Cauvin et de la Lutte Sociale (journal socialiste de Nice). Il a également été l’auteur de la préface de la brochure antimilitariste L’Outil de meurtre (s.l., s.d.).
En 1903 il était président de la section locale de Nice de la Ligue des droits de l’Homme et, en 1904, il adhérait au « Groupe socialiste français ».
Il mourut à Nice le 15 juin 1904 des suites des coups reçus de la police lors de la fermeture le 28 septembre 1903 de la Bourse du travail de Nice.

SOURCES : Les Temps Nouveaux, 25 juin 1904 — Archives Grave IFHS — René Bianco, « Un siècle de presse anarchiste en France (1880 - 1983) » — CIRA de Marseille, Bulletin n°31/32, 1991 — Ulysse Martinez, « Le mouvement anarchiste dans les Alpes-Maritimes à partir des dossiers de police (1884-1904) », Mémoire de maîtrise d’Histoire, 1974.

Jean Maitron, notice complétée par Thierry Bertrand et Rolf Dupuy

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