PETIT Guy, Jean

Par Gérard Boëldieu

Né le 29 août 1937 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; professeur dans l’enseignement technique ; militant communiste dans la Sarthe des années 1960 au milieu des années 1980 ; militant associatif.

Photographie d’identité en 2010.
Photographie d’identité en 2010.

Second enfant de Jules, Henri, Charles Petit, militaire de carrière (sous-officier), et de Victoria Hortense Bourrier qui fut un temps, dans les années 1930, secrétaire-dactylographe chez Michelin, Guy Petit effectua sa scolarité primaire et ses débuts de collégien à Constantine (Algérie). Ses études secondaires se poursuivirent en Allemagne, à Neustadt, pendant un an, puis, de 1950 à 1957, au Mans (Sarthe), à l’École militaire préparatoire technique (EMPT). Après l’avoir préparé au lycée technique de Reims (Marne), Guy Petit réussit, en 1958, le concours d’entrée à l’École normale supérieure pour l’enseignement technique (ENSET), section B1, construction mécanique.

Élève-professeur à Cachan jusqu’en 1961, il adhéra et milita à l’Union des étudiants communistes et au Parti communiste français (PCF) ainsi qu’au Syndicat national de l’enseignement technique. En 1961, reçu dans un “mauvais” rang aux épreuves du certificat d’aptitude pour l’enseignement technique, Petit fut affecté d’office en Algérie, comme deux autres célibataires comme lui. Nommé au lycée technique de Dellys (Grande-Kabylie), le premier du genre créé dans l’Algérie coloniale au cours des années 1880, Petit quitta cet établissement au bout trois mois pour effectuer son service militaire : huit mois en Algérie, de janvier à août 1962, puis, une fois l’Algérie indépendante, le reste à l’EMPT du Mans. À la rentrée scolaire de 1963 il rejoignit le lycée technique du Mans où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1997.

En 1963, à Reims, il épousa, mariage purement civil, Paule, Renée, Isabelle Boulanger, ancienne élève de l’ENSET (section D, 1959-1962), titulaire du CAPET économie-gestion. Comme lui, elle enseigna au lycée technique du Mans jusqu’en 1997 et milita au PCF. Le couple eut deux filles.

Fondateur de la cellule communiste du lycée technique du Mans, Petit en fut longtemps le secrétaire. Au comité de la section Le Mans-centre il s’occupa un temps du contrôle financier.

Lors des élections municipales de mars 1965, au Mans, Petit figura sur la “liste d’union républicaine et laïque présentée par le PCF, la SFIO et le PSU” et conduite par le communiste Pierre Combe. Cette liste n’ayant été devancée que de huit voix, au second tour, par la liste du centriste Jacques Maury, après bien des péripéties (annulation du scrutin puis démission de la nouvelle municipalité), un nouveau scrutin eut lieu en novembre 1966. Le nom de Petit apparut alors sur la “liste d’union républicaine et laïque” (PCF, PSU, des socialites et personnalités de gauche) toujours menée par Pierre Combe. Dans un contexte de division de la gauche — la fédération communiste prôna la reconduction de l’accord de 1965 ; la section socialiste, contestant la suprématie de l’influence communiste après la création de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS), exigea le poste de maire — la liste Maury l’emporta de 425 voix sur la liste Combe.

À trois élections cantonales successives, Petit fut candidat communiste dans deux cantons difficiles pour le PCF : en 1967, dans le canton Le Mans-centre où le duel du second tour entre le gaulliste Jean-Yves Chapalain, député, maire du Mans de 1947 à 1965, et Christiane Dubois, MRP, tourna, de peu (17 voix), à l’avantage du premier ; en 1970, dans le canton de Fresnay-sur-Sarthe où le sortant, Henri Bizot (indépendant), fut réélu dès le premier tour ; en 1973, à nouveau dans le canton Le Mans-centre où, après avoir recueilli 15,15 % des exprimés, Petit se désista en faveur du candidat socialiste (PS). Aux élections législatives de 1968, dans la première circonscription de la Sarthe, Petit fut le suppléant éventuel de Christian Rouby. Au second tour ils affrontèrent le député sortant Jean-Yves Chapalain qui l’emporta avec plus de 60 % des suffrages exprimés.

Guy Petit quitta le PCF au milieu des années 1980. Il rejoignit le Mouvement de la gauche progressiste (MGP), formation locale (et qui le resta) créée en 1991 pour soutenir l’action du maire du Mans, Robert Jarry après son exclusion du PCF en 1989, et contribuer à l’émergence d’une alternative au PS et au PCF. Deuxième force politique de gauche dans la Sarthe au premier tour des régionales de 2001, le MGP déclina ensuite, en nombre d’adhérents et en influence, jusqu’à se dissoudre en 2007. Avec la plupart de ses membres, Guy Petit rejoignit, dès sa formation en 2009, le Parti de Gauche qu’il quitta pendant la campagne des élections municipales de 2014, en désaccord avec la consigne de formation de listes autonomes au premier tour. De même son épouse. militante au Mouvement de la Paix, cette dernière succéda à Henry Lelièvre au secrétariat du Conseil départemental de ce mouvement, poste qu’elle assura dans les années 1980 et 1990. Pendant sa retraite, elle s’engagea comme bénévole du Secours populaire.

Syndiqué au Syndicat national de l’enseignement technique puis au Syndicat national de l’enseignement secondaire, Petit n’y exerça aucune responsabilité.

Au sein de la Fédération des conseils de parents d’élèves, il présida le conseil local des écoles de son quartier. Particulièrement actif à la Confédération nationale du logement, Petit présida une amicale de locataires et siégea pendant six ans au conseil d’administration de l’Office public de HLM de la Sarthe.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article152480, notice PETIT Guy, Jean par Gérard Boëldieu, version mise en ligne le 16 janvier 2014, dernière modification le 24 février 2014.

Par Gérard Boëldieu

Photographie d’identité en 2010.
Photographie d’identité en 2010.

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Presse locale (à propos des élections) — Entretien avec Guy et Paule Petit, le 14 novembre 2013 et le 15 janvier 2014 — Notes de Jacques Girault.

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