BACHELIER Martin

Par Amar Benamrouche

Né en 1912 à Perrégaux, mort dans les années 1970 en retraite en France ; instituteur de la région de Perrégaux (Mohammadia) ; communiste et syndicaliste, expulsé d’Algérie en 1956.

Martin Bachelier est le petit dernier d’une fratrie de onze enfants. Son père, arrivé très jeune en Algérie, devint boucher ; il élevait lui-même le bétail destiné à l’abattage. Pour ce faire, il louait de grands terrains domaniaux dans la région. Le dernier enfant bénéficia de l’aisance familiale pour poursuivre des études. Il entre ainsi à l’École Normale de la Bouzaréah (au-dessus d’Alger). Au terme de cette formation qui l’ouvre aux idées démocratiques et assure sa vision des contradictions coloniales, il est affecté comme instituteur à Dublineau (Hacine), bourgade située entre Perrégaux et Mascara. Responsable syndical, il connaît aussitôt son baptême du feu, en participant très activement à l’organisation de la grève du 12 février 1934 qui, en écho de la protestation contre la répression en France, ouvre les voies du Front populaire.

Martin Bachelier accomplit ensuite son service militaire qu’il achève en 1936. Il se fait nommer et enseigne depuis lors dans une école de Perrégaux, sa ville natale ; il a épousé la fille d’Emile Leutard*, une des grandes figures du militantisme syndical des cheminots en Algérie. Martin Bachelier adhère au PCA qui vient d’être autonomisé comme tel. Il participe à la double campagne en faveur du Front populaire et du Congrès musulman algérien. Son action militante s’exerce en particulier auprès des ouvriers agricoles et des petits paysans de la région de Perrégaux.

Après le 1er Novembre 1954, comme beaucoup de militants nationalistes et de communistes fichés par la police, Martin Bachelier est arrêté et emprisonné. En 1956, il est expulsé d’Algérie. Il meurt dans les années 1970.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article150228, notice BACHELIER Martin par Amar Benamrouche, version mise en ligne le 14 novembre 2013, dernière modification le 14 novembre 2013.

Par Amar Benamrouche

SOURCES : Témoignage recueilli par A. Taleb-Bendiab.

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