ZATTARA Dominique

Par Louis Botella

Né le 22 mars 1913 à Mostaganem (Algérie) ; instituteur ; syndicaliste de l’Enseignement et de l’Algérois ; maire de Birmandreis ; conseiller municipal d’Alger ; maire adjoint du 8e arr. du Grand Alger.

Dominique Zattara, titulaire du brevet supérieur, enseigna, avant la Seconde guerre mondiale, déjà à l’école Hydra à Birmandreis. Puis, il prit une part très active aux campagnes des troupes alliées en Tunisie puis en métropole.

Après la guerre 1939-1945, il reprit son métier d’enseignant toujours à Birmandreis. Il milita au sein de la section d’Alger du SNI (Syndicat national des instituteurs). En mars 1956, il présenta, avec Pierre Parascandola et Vincent Silicani, une motion sur la question algérienne, opposée à celle proposée par la direction nationale du SNI. La motion Zattara obtint, lors du référendum organisé parmi les adhérents de cette section, 715 voix contre 992 pour celle de la direction nationale de son syndicat.

Comme ils l’avaient indiqué préalablement, les minoritaires quittèrent le SNI pour constituer le SII (Syndicat indépendant des instituteurs). Le SII s’affilia, très peu de temps après, à la CGSI (Confédération générale des syndicats indépendants).
Dominique Zattara y assuma la fonction de secrétaire général de la section d’Alger. En mars 1960, le SII ayant obtenu 466 voix contre 659 pour le SNI, il fut, alors, élu membre du comité départemental de l’enseignement primaire, collège "instituteurs".

En juin de la même année, le SII prit part à la mise en place du Comité d’action et de rénovation syndicales (CARS), qui regroupa, outre des organisations syndicales autonomes et indépendantes, les syndicats dissidents de FO et de la CFTC, en désaccord avec leur confédération sur la question algérienne.

En mars 1961, Dominique Zattara fut secrétaire général de la section d’Alger du SIEP (Syndicat indépendant de l’enseignement public). Le SIEP, affilié à la CGC (Confédération générale des cadres), avait absorbé le SII.

Au plan politique, Dominique Zattara, partisan affirmé de "l’Algérie française", fut élu, successivement, maire de Birmandreis puis conseiller municipal d’Alger. Le 19 avril 1959, il devint maire adjoint du 8e arr. du Grand Alger. Lors des élections sénatoriales qui eurent lieu en mai de la même année, il ne fut pas élu.

Déjà membre du bureau de l’URSAF (Union pour renouveau et le salut de l’Algérie française), il figura, en juin 1960, parmi les fondateurs du Front pour l’Algérie française (FAF) au sein duquel il siégea au sein de son comité directeur.

Lors du putsch des généraux, en avril 1961 à Alger, Dominique Zattara, commandant d’une unité territoriale et capitaine de réserve, fut accusé par les autorités de militer au sein de l’OAS (Organisation de l’armée secrète).

Il fut inhumé à Servian (Hérault). Une plaque commémorative fut apposée sur sa tombe, le 24 mars 1990, par l’Amicale des anciens enseignants d’Algérie, en présence de nombreux anciens dirigeants du SII, dont Robert Suchet et Gabriel Chaudet, respectivement, président et secrétaire général de l’amicale.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article149113, notice ZATTARA Dominique par Louis Botella, version mise en ligne le 25 septembre 2013, dernière modification le 25 septembre 2013.

Par Louis Botella

SOURCE : Arch. Nat. France Outre-mer, Aix-en-Provence, ALG, 91 3 F/92, 3 F/106, 3 F/110, 3 F/111, 3 F/115.

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