MESSAOUDI Jean

Par Gérard Leidet

Né le 10 avril 1942 à Marseille ; instituteur puis instituteur spécialisé ; syndicaliste (SNI puis SNU-ipp-FSU) ; militant communiste.

Son père Henri Messaoudi était chaudronnier, sa mère, Annette avait été placée comme bonne à l’âge de onze ans. Ces origines populaires expliquent une sensibilité sociale et politique toujours proche des préoccupations du monde ouvrier avec d’abord un engagement précoce dans le militantisme enseignant et pédagogique puis son adhésion un peu plus tard au Parti communiste français. Après avoir obtenu le baccalauréat, Jean Messaoudi devint, en 1960, instituteur, par la voie des maîtres-suppléants fort nombreux en pleine période du « baby-boom ». Au début des années 1960, il adhéra au Syndicat national des instituteurs, au sein duquel il occupa successivement les fonctions de trésorier puis secrétaire de sous-section et de délégué du personnel. Quand il devint instituteur spécialisé, il prit en charge syndicalement les dossiers très spécifiques de l’adaptation et de l’intégration scolaire, bien avant que ces dispositifs ne soient remplacés à la rentrée scolaire 2006-07 par l’adaptation scolaire et scolarisation des élèves handicapés.

Militant dans le cadre du courant de pensée « Unité et action » (UA) proche des communistes et du CERES, il compléta son engagement syndical, en adhérant au PCF, en 1969, aux lendemains de mai 1968, une suite logique et cohérente selon lui. Dès les années 1970, Messaoudi militait avec Guy Grandemange, l’ancien secrétaire général du SNI des Bouches-du-Rhône, Christine Didon (secrétaire de cellule), et Jean Sigurani dans la cellule des enseignants Henri Wallon du PCF de La Rose ; ainsi qu’à la sous-section du SNI du 13e arrondissement de Marseille où ces militants animaient le courant UA. Lors de la scission de la Fédération de l’Éducation nationale en 1992-1993, Jean Messaoudi fit partie de l’équipe militante qui impulsa une dynamique très active permettant au SNU-ipp, qui succédait au SNI dans les Bouches-du-Rhône où la section départementale était dirigée depuis 1945 par le courant « cégétiste », et à la Fédération syndicale unitaire, de s’imposer très vite dans le paysage syndical enseignant.

A la retraite depuis la fin des années 1990, il continuait à militer en 2013 au sein de la section du SNU-ipp des Bouches-du-Rhône, prenant en charge en particulier le dossier des retraites avec Alain Brémond, ex-PEGC et ancien membre de la direction nationale de la FSU.

Jean Messaoudi se maria avec une enseignante ; le couple a eu deux enfants.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article149038, notice MESSAOUDI Jean par Gérard Leidet, version mise en ligne le 23 septembre 2013, dernière modification le 14 janvier 2019.

Par Gérard Leidet

SOURCES : Archives du SNI et du SNU-ipp des Bouches-du-Rhône. — Entretien avec le militant, janvier 2011. — Témoignage de Christine Didon.

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