PIGEOT René, Adolphe

Par Didier Bigorgne

Né 7 octobre 1902 à Vrigne-aux-Bois (Ardennes), mort à 26 février 1986 à Sedan ; ouvrier mouleur, puis contremaître ; militant communiste et résistant ; maire de Vrigne-aux-Bois (1945-1947) et conseiller général des Ardennes (1945-1949).

Fils d’un ouvrier mouleur et d’une mère au foyer, René Pigeot fréquenta l’école communale de Vrigne-aux-Bois, où il obtint le certificat d’études primaires. Il entra à l’usine pour exercer aussi le métier de mouleur. Le 27 septembre 1924, il épousa Suzanne Lingée, ouvrière noyauteuse ; à Vrigne-aux-Bois ; de cette union naquirent quatre enfants (trois garçons et une fille).

Dans l’entre-deux-guerres, René Pigeot adhéra à la CGTU et au Parti communiste. En 1932, il était membre du syndicat des Métaux de Vrigne-aux-Bois et trésorier de la cellule communiste locale qui regroupait une quinzaine d’adhérents. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut réfractaire au STO du 25 juillet 1943 au 6 septembre 1944. Il s’activa clandestinement dans le Front national.

À la Libération, René Pigeot devint un élu communiste. Aux élections municipales d’avril-mai 1945, il conduisit à la victoire la liste d’union républicaine présentée par le Parti communiste et la Résistance et fut élu maire de Vrigne-aux-Bois. Les 23 et 30 septembre 1945, il représenta son parti aux élections pour le Conseil général dans le canton de Sedan-Nord. Placé en tête au premier tour avec 2092 voix sur 7289 inscrits et 5541 votants, il l’emporta au scrutin de ballottage en réunissant 3340 voix sur 5504 votants.

René Pigeot vécut une grande désillusion lors des élections municipales des 19 et 26 octobre 1947. Bien qu’arrivée largement en tête au premier tour, la liste communiste qu’il conduisait fut battue au second tour par une liste d’entente Parti socialiste SFIO, MRP et RPF ; René Pigeot fut néanmoins réélu conseiller municipal. Aux élections cantonales des 20 et 27 mars 1949, il perdit son siège de conseiller général dans les mêmes conditions. Avec 1765 voix sur 7581 inscrits et 5247 votants au premier tour, il devança nettement ses concurrents ; Au scrutin de ballottage, il rassembla 2200 suffrages sur 5433 votants, mais il fut battu par son adversaire MRP qui avait bénéficié des désistements des candidats du Parti socialste SFIO et du RPF.

Après ce double échec, René Pigeot se consacra à la vie politique locale. Il fut réélu conseiller municipal, sur la liste du Parti communiste, aux élections de 1953 et de 1959. En mars 1965, il devint deuxième adjoint au maire socialiste Louis Reitz ; il occupa cette fonction jusqu’en 1977.

René Pigeot était contremaître de fonderie quand il partit à la retraite en 1962.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article147042, notice PIGEOT René, Adolphe par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 4 juin 2013, dernière modification le 12 février 2014.

Par Didier Bigorgne

SOURCES : Arch. Nat. F7.13130. — Arch. Dép. Ardennes, 1 M15 ; 3 M7 ,8 et 9. — Liberté, 1945 à 1949. — Presse locale. — Renseignements fournis par Jacques Pigeot, fils de l’intéressé. —État civil de Vrigne-aux Bois.

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