MONGIN Louis

Par François Prigent

Né le 7 février 1901 à Meslan (Morbihan), mort le 18 février 1980 à Gourin (Morbihan) ; instituteur puis directeur d’école à Guiscriff (Morbihan) ; maire SFIO de Guiscriff (1947-1965), candidat SFIO aux cantonales de 1951, suppléant SFIO aux sénatoriales de 1958, secrétaire de la section cantonale (1945-1965).

Fils d‘un couple d’instituteurs laïques implantés à Meslan, Louis Mongin devint instituteur à son tour dans les années 1920, effectuant toute sa carrière à Guiscriff. Très investi dans les filières laïques du Morbihan, ce militant syndical de base était sympathisant socialiste durant les années 1930.

Prisonnier de guerre durant cinq ans, Louis Mongin adhéra à la SFIO à la Libération, animant la section de Guiscriff avec Louis Coroller (commerçant) et son collègue instituteur Yves Guélard, secrétaire fédéral de la SFIO entre 1960 et 1975. Les gains importants de la SFIO dans cet ancien secteur républicain du Nord-Ouest du département étaient notamment liés aux engagements résistants des réseaux Jean Le Coutaller* dans Libération-Nord.

Élu maire de Guiscriff en 1947, Louis Mongin faisait partie de la vingtaine de maires adhérents à la SFIO jusque dans les années 60. Les filières laïques étaient au cœur de l’action locale menée par ce directeur d’école, partisan du socialisme municipal. Son équipe était composée majoritairement de militants SFIO dont Louis Le Saux (facteur, 1er adjoint), Yves Carrer (cultivateur, adjoint) ainsi qu’un réseau de cultivateurs conseillers municipaux (Joseph Bengloan, François Jambou, Louis Jamet, Francis Le Quéré, François Seyec, Joseph Le Quéré et René Lucas).

Candidat aux cantonales du Faoüet en octobre 1951, Louis Mongin (18,2 % des suffrages exprimés) ne parvint pas à concurrencer le démocrate-chrétien Paul Ihuel, président du conseil général et parlementaire depuis 1936. Réélu maire en 1953, ce coopérateur était proche des réseaux de Jean Ardh’uin*. Entre 1952 et 1954, il céda le secrétariat de la section SFIO à Marcel Allain, également instituteur.

En 1958, Louis Mongin fut suppléant en compagnie deJoseph Kerbellec et Arsène Bigno des candidats SFIO aux sénatoriales (Jean Le Coutaller, Louis Le Moënic*, Alexis-Joseph Kergaravat*), obtenant 15 % des suffrages (210 voix). La même année, la SFIO ne présenta cependant pas de candidat sur le canton du Faouët, signe d’un délitement des réseaux partisans.

Réélu maire de Guiscriff en 1959, Louis Mongin faisait partie des réseaux Kléber Lousteau, animateur de la commission nationale agricole de la SFIO. Lors des cantonales de 1964, il se réserva à sa mairie, laissant Alfred Michot du Faouët être candidat pour la SFIO. Répertorié par Yves Guélard comme sympathisant SFIO (10 maires dans ce cas), Louis Mongin fut battu d’une voix seulement aux municipales de Guiscriff. Dès lors, la commune alternait régulièrement entre des listes de droite et des candidats proches du PS (André Le Du en 1977 et André Lamandé depuis 1989). Habitué des listes de souscription socialiste, il était toujours adhérent du PS en 1978 dans un secteur animé par Pierre Postollec*, maire du Faoüet entre 1966 et 1983.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article146705, notice MONGIN Louis par François Prigent , version mise en ligne le 23 mai 2013, dernière modification le 4 septembre 2013.

Par François Prigent

SOURCES : Arch. Dép. Morbihan, 2 W 14372. — Arch. de l’OURS, dossiers Morbihan. — Archives Fédérales du PS du Morbihan. — Archives Privées Jean Le Coutaller - Archives Privées Philippe Meyer*. — Le Rappel du Morbihan, 1947-1965. — Mairies de Meslan et de Guiscriff. — Entretiens avec Micheline Le Roux (sa fille) et Pierre Postollec.

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