GENTIL Aristide, Jean

Par Daniel Grason

Né le 30 avril 1910 à La Chèvrerie (Charente), fusillé comme otage le 2 octobre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; ouvrier agricole ; communiste ; résistant.

Fils de Charles, cultivateur, et de Françoise, née Massiot, cultivatrice, Aristide Gentil épousa le 25 septembre 1933 Thérèse Michaud. Le couple eut deux enfants. La famille vivait à Poussalet, commune de Villiers-le-Roux, région de Ruffec en Charente. Il adhéra au Parti communiste en 1931, et était organisé à la cellule de la commune.
Il poursuivit malgré l’interdiction une activité militante, il diffusait des tracts. Des policiers de la Sûreté nationale l’arrêtèrent le 26 février 1942. Lors de la perquisition des brochures du Parti communiste antérieures à son interdiction furent saisies. Cette interpellation eut lieu dans le cadre de l’affaire André Pican.
Emmené à Paris, il fut inculpé d’infraction au décret du 26 septembre 1939, incarcéré au dépôt de la préfecture de police le 1er mars, puis transféré le 13 avril 1942 au Cherche-Midi (VIe arr.), prison administrée par les occupants. Le 24 août il était emmené au fort de Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis).
Le 28 septembre 1943 vers 9 h 20, l’équipe spéciale des FTP-MOI parisiens composée de trois combattants, dont Marcel Rajman, tuait Julius Ritter, général SS, responsable du Service du travail obligatoire (STO). En représailles les Allemands annoncèrent le 4 octobre 1943 que cinquante otages avaient été fusillés 48 heures plus tôt.
Aristide Gentil fut passé par les armes le 2 octobre au Mont-Valérien. En 1946, le secrétariat général aux Anciens Combattants accorda à Aristide Gentil la mention « Mort pour la France ».
Thérèse Gentil, son épouse, demeurait en 1949 au 14 rue Camulogène à Paris (XVe arr.). Joël, fils d’Aristide Gentil, fut un militant de l’Association nationale des familles de fusillés et massacrés de la Résistance française. Il mourut le 22 octobre 2010 à Saint-Angeau (Charente). Norbert, se maria en 1961 avec Claude Darracq, la fille d’Henri Darracq, fusillé à Caen dle 15 décembre 1941..

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article145443, notice GENTIL Aristide, Jean par Daniel Grason, version mise en ligne le 8 mars 2013, dernière modification le 21 décembre 2018.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo., 1W 0936, 77W301. – DAVCC, Caen, otage B VIII dossier 6 (Notes Thomas Pouty). – Le Matin, 4 octobre 1943. – Serge Klarsfeld, Le livre des otages, op. cit.Châteaubriant, 25 septembre 2011. – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb. – État civil.

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