PRIEUR Edmond

Par François Prigent

Né le 21 juin 1881 à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure), mort le 10 juillet 1955 à Nantes (Loire-Inférieure) ; employé des Ponts-et-Chaussées puis officier de santé publique ; adjoint (1929-1935) puis 1er adjoint (1935-1941) et maire SFIO (1941) de Nantes ; conseiller général de Nantes 7 ; responsable Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; dirigeant fédéral de la SFIO (1928-1942) ; archiviste de la fédération SFIO (1927-1934) ; leader du PSD en 1945-1946 ; franc-maçon.

Officier de santé publique, il faisait partie des militants influents des sections SFIO de Nantes à la fin des années 1920. Franc-maçon très investi dans les filières laïques et humanistes, il disposait de liens privilégiés avec les dirigeants radicaux de Nantes (dont Gaston Veil, président de la LDH). Ainsi, il fut désigné 11e adjoint en mai 1929 dans la municipalité Léopold Cassegrain.

Lors du renouvellement de mai 1935, il s’avéra le relais privilégié de Auguste Pageot*, premier socialiste à devenir maire de Nantes. Premier adjoint, il s’occupait notamment des finances et des régies, insistant régulièrement sur les réalisations concrètes du socialisme municipal.

Déjà candidat en 1931 au conseil d’arrondissement et en 1934 aux cantonales (mais battu de justesse), il fut élu conseiller général de Nantes 7 en 1937, la délégation socialiste étant alors de 6 éléments (François Blancho*, Eugène Le Roux*, Auguste Pageot, Maurice Thiéfaine*, Alexandre Fourny*). Récupéré par le communiste Georges Batard* en 1945, ce canton est désormais tenu par les socialistes depuis 1970 (avec Christian Chauvel*, Pierre Marchi*, Patrick Rimbert, Denis Liquet et Pascal Bolo).

Dirigeant fédéral de la SFIO depuis avril, il joua un rôle central dans l’organisation du congrès de Nantes en 1939, soutenant notamment la ligne pacifiste. Il fut notamment archiviste de la fédération entre 1927 et 1934.

Entre décembre 1940 et mars 1941, il prit la suite de Auguste Pageot comme maire de Nantes, avant d’être remplacé par Gaëtan Rondeau.

Discrédité au sein de la SFIO, il animait jusqu’à la fin de l’année 1946 le réseau paul-fauriste, composé des anciens cadres du milieu socialiste, notamment les anciens parlementaires ayant voté les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, comme Eugène Le Roux.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article141964, notice PRIEUR Edmond par François Prigent, version mise en ligne le 15 octobre 2012, dernière modification le 25 juillet 2018.

Par François Prigent

SOURCES : Arch. Dép. Loire-Atlantique. — Arch. Fédérales du PS de Loire-Atlantique. – Arch. de l’OURS, dossiers Loire-Inférieure. – Arch. Privées Louis L’Hévéder. — Le Travailleur de l’Ouest. – Mairies de Saint-Nazaire et Nantes. — Florian Le Teuff, Les socialistes nantais et les gauches à Nantes, maîtrise, Université de Nantes, 2003. — Yves Laurent et François Naud, Le cœur et la passion. Chronique du PS (1936-1988), Ed. Crocus, 1988. — Notes de Claude Geslin.

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