SCHEIBER Léon

Par Jean Maitron, complété par Guillaume Davranche

Né le 28 juin 1885 à Essonnes (Seine-et-Oise), mort le 15 mai 1956 à Corbeil-Essonnes ; ouvrier en voiture ; anarchiste et syndicaliste.

Fils d’un fondeur et d’une blanchisseuse, Léon Scheiber, installé depuis janvier 1914 au Pré-Saint-Gervais (Seine), avait d’abord été mobilisé dans un régiment d’infanterie, puis affecté à une usine d’armement en province.
Dès son retour, comme militant de l’union syndicale des ouvriers et ouvrières de la Voiture-Aviation du département de la Seine, il se rangea sur les positions de la minorité révolutionnaire de la CGT.

Le 26 février 1920, il entra au conseil d’administration de son syndicat puis, quelque temps après, au comité de la Fédération des groupes ouvriers de la Voiture, Aviation et de la Maréchalerie. Un an plus tard, en février 1921, il devint secrétaire, appointé, de la fédération.

A la même époque, il signa le « Pacte » des syndicalistes dits purs, défenseurs de l’indépendance du syndicalisme révolutionnaire vis-à-vis de la IIIe Internationale (voir Pierre Besnard*). En juillet 1921, il était membre du comité central des Comités syndicalistes révolutionnaires (CSR). Lors de l’assemblée des CSR précédant le congrès confédéral CGT de Lille les 25-30 juillet 1921, il fut élu membre de la commission exécutive du comité central des CSR.

Après la scission confédérale, il rejoignit la CGTU, et fut secrétaire de la Fédération CGTU de la Voiture-Aviation, assisté d’Alexandre Lebourg*. Cette fédération, cependant, vécut des heures difficiles, ne parvenant pas à trouver ses marques vis-à-vis de la Fédération des métaux. Ses effectifs régressèrent vite, et l’appointement du secrétaire dut être supprimé. Scheiber retourna donc à l’atelier, ce qui accéléra la décrépitude de la fédération. C’est le constat qui fut fait lors du congrès des 13 et 14 août 1923 au Mans (Sarthe), où seuls 14 syndicats sur 28 étaient représentés. Malgré tout, les congressistes repoussèrent la perspective d’une fusion avec les Métaux. À ce même congrès, Guillaume Verdier* déposa une motion qui condamnait le rôle des « commissions syndicales » communistes, mais il n’obtint que 6 voix contre 8 à la motion Semard, qui les approuvait.

Un nouveau bureau fédéral fut ensuite élu en remplacement de Scheiber et Lebourg, avec le procommuniste Bodin comme secrétaire et Thourot comme secrétaire adjoint et trésorier.

À cette date, Scheiber était affilié aux Groupes syndicalistes révolutionnaires (GSR, voir Benoît Broutchoux). Fin octobre 1923, à l’approche du congrès confédéral de Bourges, les GSR le présentèrent sur leur liste de candidats à la commission exécutive confédérale de la CGTU.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article141129, notice SCHEIBER Léon par Jean Maitron, complété par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 6 juillet 2012, dernière modification le 2 septembre 2012.

Par Jean Maitron, complété par Guillaume Davranche

SOURCES : Arch. PPo. (CSR). — L’Humanité du 17 juillet 1921, du 8 janvier 1922 et du 21 octobre 1923.

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