MANDRAY Noël, Francis

Par Louisette Battais

Né le 4 septembre 1936 à Aix-les-Bains (Savoie) ; électricien ; syndicaliste de la Fédération internationale de la chimie CFTC-CFDT ; militant du PSU.

Fils de François, Théophile, cultivateur, et de Marie-Louise Monard, sans profession, devenus tous deux cheminots – son père était surveillant de travaux et sa mère garde-barrière –, Noël Mandray obtint un brevet industriel d’électricien. Il travailla un mois aux Ponts et Chaussées, puis dans des entreprises de construction électrique : la Société lyonnaise, les Établissements Massot et Didier de Grenoble (Isère). Après vingt-sept mois de service militaire, de 1956 à 1959, il entra chez Péchiney à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) comme électricien d’entretien.

Il adhéra alors à la CFTC. Collecteur, membre suppléant du comité d’entreprise, il devint secrétaire du syndicat. Dans le même temps, il suivit des cours de promotion supérieure du travail à Grenoble pendant près de trois ans et prépara le diplôme de mathématiques-physique-chimie.

En mai 1963, il rencontra Edmond Maire*, alors secrétaire général de la FIC (Fédération des industries chimiques), au cours d’une journée régionale organisée à Chambéry (Savoie). Quelques semaines plus tard, Edmond Maire lui proposa de remplacer André Guillemare au secrétariat fédéral. Il entra le 13 juillet 1964 à la FIC et y resta jusqu’en 1979. Pendant cette période, ses tâches furent multiples : suivi de branches, verre, pétrole, caoutchouc, transformation de matières plastiques, pharmacie, négociation de convention collective, suivi de conflits, organisation, trésorerie. Il fut également, durant quelques années, président du conseil syndical mondial pour Michelin et Saint-Gobain, dans le cadre de la Fédération internationale de la chimie. Il milita aussi, quelques années, au PSU (Parti socialiste unifié).

Au congrès de Brest, en 1979, élu à la commission exécutive, Noël Mandray prit en charge jusqu’en 1985 le secteur « organisation », les relations avec les DOM-TOM et la formation syndicale. Il participait au groupe de travail sur le fonctionnement des structures. Dans le rapport présenté au bureau national, le groupe constata « le renforcement du sommet au détriment du fédéralisme [...] La plupart des débats ont été impulsés du sommet mais en même temps, les propositions émanant des organisations sont insuffisantes ». Ce débat resurgit au cours des années 1980. En 1982, Noël Mandray présenta au congrès la résolution « mixité » qui fixait des quotas pour les travailleuses dans les instances confédérales. Cette résolution appelait à prendre des mesures d’ordre pratique afin de permettre la participation et la prise de responsabilité des travailleuses « dans les instances statuaires, à tous les niveaux ». Elle s’inscrivait dans un objectif plus global de développement du syndicalisme, en direction des femmes mais aussi des PME, et du respect de l’application de la loi sur l’égalité professionnelle des hommes et des femmes.

Noël Mandray quitta la commission exécutive au congrès de Paris, en avril 1992, et devint chargé de mission à la CFDT. Il s’était marié le 11 juillet 1959 à Saint-Julien-de-Maurienne (Savoie) avec Etelvina González-Ruiz.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article140957, notice MANDRAY Noël, Francis par Louisette Battais, version mise en ligne le 22 juin 2012, dernière modification le 9 septembre 2015.

Par Louisette Battais

SOURCES : Interview par Louisette Battais et Pierre Autexier, mai 1996. — Archives orales de la CFDT. — Archives confédérales 1G97, dossier personnel. — État civil d’Aix-les-Bains.

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