MASSON Daniel

Par Jacques Girault

Né le 2 août 1930 à Cornimont (Vosges) ; professeur ; militant syndicaliste ; militant communiste dans les Vosges.

Fils d’un instituteur communiste et d’une institutrice sympathisante communiste, Daniel Masson obtint le baccalauréat et deux certificats de licence de philosophie. Alors étudiant il se maria en août 1951 à Thaon-les-Vosges avec une étudiante communiste, future enseignante, fille d’un ingénieur communiste. Le couple avait quatre enfants à la fin des années 1950 puis divorça. Masson se remaria en mars 1962 à Saint-Dié avec une institutrice.

Daniel Masson, réformé du service militaire, élève de l’École normale nationale d’apprentissage (lettres), habita et travailla successivement à Thaon et à Saint-Diè. Devenu professeur et surveillant au centre d’apprentissage d’Épinal, mais continuant à résider à Saint-Dié à la fin des années 1950, il était professeur au collège d’enseignement technique de Saint-Dié et présidait l’association des parents d’élèves du quartier Saint-Roch à la fin des années 1969.

Daniel Masson adhéra au Syndicat national de l’enseignement technique-CGT en octobre 1950 et fut, dans les années 1950, le secrétaire de la section départemental et du conseil d’administration régional du SNETP-CGT. Il était toujours secrétaire de la section syndicale de son établissement en 1959 et membre du bureau départemental en 1967.

Daniel Masson adhéra à l’Union de la jeunesse républicaine de France en septembre 1948 et au Parti communiste français à une des cellules étudiantes du Ve arrondissement de Paris, en octobre 1948. Membre du secrétariat de la section communiste de Saint-Dié, il entra au comité puis au bureau de la fédération communiste en 1959. Il devint membre du comité fédéral de 1959 à 1964 et du bureau fédéral de 1964 à 1971, non réélu lors de la conférence fédérale pour raisons de santé. En 1962, selon l’envoyé du comité central à la conférence fédérale, il manifesta des désaccords baptisés « certaines incompréhensions ». Sa forte activité comme secrétaire de section correspondait à un militantisme peu collectif selon le rapport. Deux ans plus tard, le directeur des personnels du Ministère de l’Éducation nationale lui reprocha de trop manifester ses engagements politiques dans l’établissement sans lui faire de reproches sur le plan professionnel.

Candidat du PCF aux élections législatives dans la deuxième circonscription (Saint-Dié) en 1968, il obtint 4 543 sur 52 098 inscrits (troisième position), subissant un très fort recul par rapport aux résultats obtenus par le candidat habituel, « progressiste » Robert Chambeiron. Il fut aussi candidat aux élections cantonales à Saint-Dié en 1961, 1967.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article140522, notice MASSON Daniel par Jacques Girault, version mise en ligne le 8 mai 2012, dernière modification le 8 mai 2012.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF.

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