MARTIN Michel

Par Jacques Girault

Né le 19 novembre 1941 à Oloron-Sainte-Marie (Basses-Pyrénées- Pyrénées-Atlantiques) ; instituteur ; militant communiste dans les Pyrénées-Atlantiques, adjoint au maire d’Oloron-Sainte-Marie.

Son père Étienne Martin, ouvrier tourneur dans la métallurgie, membre du Parti communiste depuis 1935, dirigeant du maquis du Bager sous le pseudonyme « Capitaine Valmy » pendant la Résistance, secrétaire de la section communiste d’Oloron, fut le dirigeant communiste de la région le plus en vue jusqu’au début des années 1960, candidat aux élections législatives jusqu’en 1968.

Michel Martin, instituteur, entra à l’École normale d’instituteurs de Lescar. Il fut instituteur dans le département (Arette, Gurmençon, Oloron Pondeilh).

Il adhéra au Parti communiste français en 1960 ou 1961 (selon les sources) et suivit peu après le stage central organisé par le PCF pour les instituteurs communistes. Il participa aussi à l’école centrale d’un mois en 1964. Membre du secrétariat de la section communiste d’Oloron, responsable du journal Le travailleur oloronais, il entra au comité de la fédération communiste des Pyrénées-Atlantiques en 1964, puis au bureau fédéral en 1966. Il en était toujours membre à la fin des années 1970 puis resta seulement au comité fédéral dans les années 1980. Il quitta le PCF par la suite.

Michel Martin conduisait la liste communiste aux élections municipales d’Oloron en 1971. A nouveau candidat en 1977, il fut élu conseiller municipal et deuxième adjoint au maire et réélu en 1983, en 1989, en 1995, délégué à la culture. Il ne se représenta pas en 2001.

Michel Martin fut candidat régulièrement au Conseil général dans les cantons d’Aramits en 1967, en 1973 (120 voix, troisième position, puis 34 voix) et d’Oloron-Ouest en 1970 (969 puis 1 130 voix, troisième position), en 1976 (1 477 voix, deuxième position et désistement pour le candidat socialiste qui fut élu), en 1982 en 1983 (1 294 voix, troisième position.

Michel Martin, succédant à son père, représenta le PCF lors des élections législatives de 1973 dans la deuxième circonscription (Oloron-Orthez) et obtint 8 399 voix sur 77 767 inscrits (quatrième position) et en 1978 (12 319, troisième position, en tête de la gauche à Oloron), sur 86 452 inscrits.

Michel Martin écrivit plusieurs ouvrages sur l’histoire d’Oloron pendant la Seconde Guerre mondiale. En janvier 2010, France 3 diffusa un documentaire sur le médecin allemand des Brigades internationales puis du maquis du Bager, Hans Serelman, qu’il avait contribué à faire connaître. Lors de la parution de son dernier livre, en 2011, il protestait contre une récente étude sur la Résistance en Haut-Béarn qui réhabilitait l’image du maire Paul Dabadie, nommé par le gouvernement de Vichy, qui redevint maire après les élections de 1947. La presse accorda à cette réaction une place importante que répercutèrent des sites Internet.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article140482, notice MARTIN Michel par Jacques Girault, version mise en ligne le 3 mai 2012, dernière modification le 3 mai 2012.

Par Jacques Girault

ŒUVRES : Au pays de nos gaves. Un témoignage sur la vie sociale, Biarritz, éditions Atlantica, 2006. — Résistances en Haut-Béarn, Biarritz, éditions Atlantica, 2000. — Sur les traces du médecin allemand des maquisards, 2010.

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Presse. — Sites Internet.

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