MOUROT Simone, Fernande [épouse AUBERT Simone]

Par Slava Liszek

Née le 25 mars 1933 à Troyes (Aube), morte le 26 septembre 2002 à Paris (XVIe arr.) ; militante communiste, et syndicaliste CGT, administratrice du magazine féminin de la CGT Antoinette de 1970 à 1981.

Simone Aubert, née MOUROT
Simone Aubert, née MOUROT
Francine Bajande IHS-CGT

Fernand, le père de Simone, était un maçon originaire des Vosges, Juliette, sa mère, venue de la Haute-Marne, était « raccoutreuse », c’est-à-dire l’ouvrière qui en bonneterie assure la réparation des défauts après le tricotage. Tous deux travaillaient dans le grand centre textile que Troyes était alors.

Une fois en âge de travailler, Simone Mourot fut embauchée comme ouvrière dans l’entreprise Devanlay, qui comptait alors 2 800 personnes. Militante active, elle fut bientôt déléguée du personnel. En 1962, au 33e congrès de la Fédération CGT des Travailleurs du Textile, elle fut élue à la commission exécutive. En 1964, au congrès suivant, elle entra au bureau, et en 1967, au secrétariat. Dans ses nouvelles responsabilités elle se lia avec Edouard Aubert, le secrétaire général de la Fédération. Ils vécurent ensemble plusieurs années mais elle n’accepta de l’épouser que lorsqu’il qu’il était déjà mourant. Ainsi, c’est sous le nom de Simone Aubert qu’elle fut désormais connue.

À la fin de l’année 1970 elle apparaît dans l’ours du magazine féminin de la CGT, Antoinette, en charge de l’administration.

Durant la crise qui affecta le magazine Antoinette en 1981 et 1982, elle fut scandalisée par le comportement de la direction confédérale, et choisit de se faire licencier. Elle fut donc licenciée avec l’ensemble des journalistes en mai 1982.

Elle n’arrêta pas sa vie militante pour autant. Ainsi, avec Jean-Louis Moynot et une équipe de chercheurs, elle participa à la création du Centre de recherches sur les mutations des sociétés industrielles (CRMSI) puis du groupement d’intérêt public mutations industrielles (GIPMI) dont elle fut l’administratrice de 1982 à 1993. Elle fut pour cela recrutée comme technicienne par le CNRS.

Parallèlement, avec Chantal Rogerat, Madeleine Colin et Madeleine Vignes, elle participa activement à la création et l’activité du club Flora Tristan qui joua un rôle important pour la promotion des droits des femmes au cours de la décennie 1980.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article139906, notice MOUROT Simone, Fernande [épouse AUBERT Simone] par Slava Liszek, version mise en ligne le 11 mars 2012, dernière modification le 19 septembre 2017.

Par Slava Liszek

Simone Aubert, née MOUROT
Simone Aubert, née MOUROT
Francine Bajande IHS-CGT

SOURCES : Archives départementales de Seine Saint-Denis : congrès de la Fédération des Travailleurs du Textile, Le Travailleur du Textile. — IHS-CGT cartons MOF, notes de Slava Liszek. — Jocelyne George, Les féministes de la CGT. Histoire du magazine Antoinette, op. cit. — Entretien téléphonique de Slava Liszek avec Jean-Louis Moynot le 28 février 2012. — État civil.

Version imprimable Signaler un complément