LIBERTI François, Yvan

Par Jacques Blin

Né le 17 septembre 1947 à Sète (Hérault) ; marin ; pêcheur ; conchyliculteur ; militant syndicaliste et communiste ; conseiller municipal puis maire de Sète ; conseiller régional du Languedoc-Roussillon ; conseiller général de l’Hérault ; député de l’Hérault.

François Liberti, Sète, manifestation contre la réforme des retraites, octobre 2010.
François Liberti, Sète, manifestation contre la réforme des retraites, octobre 2010.

Fils de Casimir Liberti, et de Christiane Le Tallec, il se maria le 17 septembre 1966.avec Anita Garcia, ils ont eu deux enfants : Manuel, pêcheur-conchyliculteur, militant syndical et communiste ; Frédérique, épouse Rauzy, sans profession. Il termina sa scolarité avec le BEPC.
Il effectua son service militaire dans la Marine, en 1968-1969 : à Hourtin (Gironde) et à Saint-Raphaël (Var), puis comme matelot-manoeuvrier à bord du garde côte « Le Pétrel » et fut libéré de ses obligations militaires avec le grade quartier maître.

Sa vie professionnelle avait commencé en 1963, comme mousse sur un sardinier. À son retour de la période militaire, il fut matelot sur un chalutier travaillant au lamparo. En 1970, il s’orienta vers les petits métiers, à la mer puis dans l’étang de Thau. De 1974 à 1978, il était à la fois pêcheur, conchyliculteur et coopérateur.

Cette activité professionnelle, l’a conduit à prendre très tôt des responsabilités syndicales. Avant son départ à l’armée, en 1967 il fut responsable du syndicat CGT des matelots de Sète. En 1970, il était membre de la direction syndicale du syndicat CGT de « la coquille ». En 1978, il siégea au conseil d’administration de la coopérative « le Dauphin »(bassin d’épuration des coquillages).

Membre de la Jeunesse communiste dès 1961, à l’âge de 14 ans, et du Parti communiste français en 1962, il effectua ses premières armes politiques dans la lutte contre la guerre d’Algérie et dans des actions de vigilance pour préserver Sète des attentats de l’OAS. Toute la période de sa jeunesse fut consacrée à la lutte pour la paix (Algérie puis Vietnam).

Il occupa du 14 mars 1971 jusqu’au 6 juin 1983 le poste de conseiller municipal au sein d’une majorité municipale animée par Pierre Arraut* jusqu’au 18 mai 1973. Celui-ci devenu député le 14 mars 1973, céda sa place à son premier adjoint Gilbert Martelli. En mars 1983, suite à l’élection d’ Yves Marchand (UDF), François Liberti anima, en tant que conseiller municipal, le groupe d’opposition jusqu’en mars 2004. Entre temps il fut tout d’abord conseiller régional du Languedoc-Roussillon, du 17 mars 1986 jusqu’au 22 mars 1992 période pendant laquelle il siégeait dans l’opposition. En mars 1988 il devint conseiller général du 2ème canton de Sète, succédant à Gilbert Martelli. Il occupera ce poste jusqu’en juillet 1997. À cette date, il démissionna car il venait d’être élu député de la 7e circonscription de Sète et occupait le poste de maire de Sète depuis le 2 avril 1996. Ce fut Raymond Félicès (PCF) qui lui succéda au conseil général. Celui-ci décéda brusquement le 10 juillet 1998 et c’est Jacques Blin (PCF) qui fut élu à sa place. En 2001, une équipe « apolitique » menée par le docteur François Commeinhes, composée d’anciens élus d’Yves Marchand et de quelques transfuges du Parti socialiste fut élue. François Liberti retrouva les rangs de l’opposition. En 2004, Jacques Blin ne se représentant pas au poste de conseiller général, ce fut François Liberti qui fut désigné pour représenter le PCF sur le deuxième canton de Sète à cette élection. Il fut élu. En juin 2007, à la suite del’élection de Nicolas Sarkozy, la « vague bleue » qui envahit le pays vit le maire d’Agde Gilles d’Ettore l’emporter sur François Liberti à l’élection législative. Réélu conseiller municipal de Sète en mars 2008, il démissionna de ce mandat en septembre 2008 et laissa sa place à Sébastien Andral (PCF). Il fut réélu conseiller général en mars 2011 avec près de 58% des voix.

Pendant son mandat de député il fut très actif. Élu la première fois le 1er juin 1997, il siégea à la commission de la Défense. Il siégea dans plusieurs groupes d’amitié : il fut vice-président du groupe d’amitié France-Libéria et vice-président du groupe d’amitié France-Brunei. Le 5 avril 2002, il remit au premier ministre, Lionel Jospin, un rapport intitulé « Davantage de camions sur les navires et moins sur les routes » dans lequel il valorisait le cabotage maritime et la nécessité de s’orienter vers des « autoroutes des mers ».
Réélu le 16 juin 2002, il fut alors membre de : la commission des affaires économique et membre suppléant de la commission consultative appelée à émettre un avis sur la modification de la valeur du point de pension, vice-président du groupe d’études sur le climatisme et le thermalisme, vice-président du groupes d’études sur la pêche de loisir et la protection du milieu aquatique, vice-président du groupe d’études sur les pêcheries côtières, de la gestion des ressources halieutiques et cultures marines, secrétaire du groupe d’études sur la chasse, vice-président des groupes d’amitié entre la France et les pays suivants :

Andorre, Arabie Saoudite, Botswana, Guyana. Et membre des groupes d’amitié ou des groupes d’études à vocation internationale entre la France et les pays suivants : Cuba, Guinée- Bissau et Italie, vice-président du groupe d’études à vocation internationale sur les problèmes lies à l’expansion de l’économie taiwanaise, membre du Groupe français de l’Union interparlementaire.
I l fut pendant de longues années secrétaire de la cellule communiste des pêcheurs de l’étang de Thau (cellule Michels). Il fut secrétaire de la section de Sète du PCF en septembre 1972, remplaçant Raymond Campagnac, par ailleurs adjoint au maire de Sète. Il occupa cette responsabilité jusqu’à la conférence de la section de Sète du 19 novembre 1987 qui désigna Gérard Escot, ouvrier de l’industrie chimique, pour le remplacer. Il fut membre du comité fédéral et du bureau fédéral du PCF de l’Hérault.

Membre de l’Association des élus communistes et républicains, il dirigea celle-ci au niveau régional lors de son mandat de conseiller régional. En 2012, il en est à nouveau le responsable départemental.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article139754, notice LIBERTI François, Yvan par Jacques Blin, version mise en ligne le 25 février 2012, dernière modification le 14 janvier 2019.

Par Jacques Blin

François Liberti, Sète, manifestation contre la réforme des retraites, octobre 2010.
François Liberti, Sète, manifestation contre la réforme des retraites, octobre 2010.

SOURCES : Entretien avec François Liberti, le 31 janvier 2012. — Archives de l’Assemblée nationale. — Archives privées Jacques Blin.

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