MIRBEAU Simone [née HALIMI Simone]

Par Jocelyne George

Née le 25 juillet 1923 à Paris (XIe arr.), morte le 16 janvier 2019 ; employée de bureau ; communiste ; syndicaliste CGT, secrétaire de l’union départementale CGT de Paris de 1971 à 1978, membre de la commission exécutive de 1971 à 1978.

La mère de Simone Halimi, divorcée, éleva seule ses trois enfants en faisant des ménages. Simone l’aida en étant ouvreuse de cinéma pendant les jours de congé scolaire. Elle obtint son certificat d’études.

Employée aux Nouvelles messageries de la presse parisienne, elle adhéra à la CGT en mai 1946 et en décembre au Parti communiste. Elle faisait partie de la chorale Guy Môquet*. En avril 1947 elle épousa Georges Mirbeau, peintre-décorateur, qui avait été prisonnier de guerre pendant cinq ans. Ils eurent trois enfants.

En 1948, elle fut licenciée car elle était malade. Elle entra ensuite dans une entreprise de papeterie du XVe arrondissement d’où elle fut à nouveau licenciée pour avoir voulu monter le syndicat. En 1949, elle entra à la Caisse nationale vieillesse du Ve arrondissement où elle resta jusqu’à sa retraite en 1983. Là elle fut déléguée du personnel puis secrétaire du syndicat. En 1965 elle fut secrétaire de l’Union régionale des syndicats de la Sécurité sociale où elle succédait à Maurice Leray. C’est ainsi qu’elle participa aux négociations que sa fédération mena après 1968 avec le ministère du Travail, où furent obtenus divers avantages pour les employées de la Sécurité sociale comme la réduction de la durée du travail de 45 à 40 heures et, par exemple, un congé de douze jours pour un enfant malade.

En 1971, Simone Mirbeau fut élue au secrétariat de l’Union départementale de Paris et devint permanente. Elle avait comme principale responsabilité l’activité auprès de la main-d’œuvre féminine. Elle succédait à Denise Magdeleine dont elle continua le scrupuleux travail de diffusion du magazine Antoinette dans la région parisienne. Simone Mirbeau était résolument féministe à l’unisson de son milieu d’employées et du collectif féminin de l’Union départementale de Paris qui prit alors contact avec le planning familial. En 1972, Simone Mirbeau fut élue à la commission exécutive de la CGT où elle siégea jusqu’en 1978, date à laquelle elle retourna dans son entreprise.
À sa retraite, en 1983, elle s’installa en Vaucluse, d’abord à Mondragon, puis à Bollène. Elle y créa une section départementale des retraités CGT des organismes sociaux, et milita activement à l’Union Locale des Syndicats CGT de Bollène. Elle fut également élue au Conseil Départemental de l’Union Syndicale des Retraités CGT de Vaucluse, où elle siégea jusqu’en 2015.
Elle a été membre, jusqu’en 2016, du conseil d’administration de l’Institut d’Histoire Sociale CGT de Vaucluse.
Elle poursuivait son militantisme au PCF, au sein de la section du canton de Bollène.
Elle fut également à l’origine de la création, à Bollène, d’une association locale de "Loisirs et Solidarité des Retraités" (LSR).
Simone MIRBEAU est décédée le 16 janvier 2019"

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article139680, notice MIRBEAU Simone [née HALIMI Simone] par Jocelyne George, version mise en ligne le 17 février 2012, dernière modification le 23 janvier 2019.

Par Jocelyne George

SOURCES  : Témoignage de l’intéressée. — Intervention de Jean Magniadas au colloque « Femmes et syndicalisme » 2 et 3 décembre 1999 à Montreuil. — Notes de Pierre Platon, président de l’IHS-CGT de Vaucluse.

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