PHILIPPE Charles-Louis

Né le 4 août 1874 à Cérilly (Allier), mort le 21 décembre 1909 à Paris ; employé ; écrivain.

Fils d’un sabotier, Louis Philippe (comme on l’appelait pendant sa jeunesse) fut atteint à sept ans d’une tuberculose des os à la mâchoire. Ses problèmes de santé expliquent sa petite taille : 1,53 adulte). Boursier, bachelier, Charles-Louis Philippe prépara sans succès les concours d’entrée à l’École polytechnique et à l’École centrale. Il entra dans l’administration du département de la Seine. Il habitait dans un petit appartement de l’île Saint-Louis.

Admirateur des Mallarmé, il commença par écrire à sa manière puis évolua vers un style plus simple et communicatif. Il évoqua la jeunesse, l’amour maternel dans La Mère et l’enfant en 1898. Ses ouvrages furent plusieurs fois évoqués dans la compétition du Prix Goncourt tout en restant salarié. Il reçut le soutien de Mirbeau de Gide, de Claudel et d’Anna de Noailles.

Il mourut à trente-cinq ans d’une typhoïde compliquée d’une méningite

Une Association internationale des amis de Charles-Louis Philippe a été créée en 1936.
Association internationale des Amis de Charles-Louis Philippe

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article139303, notice PHILIPPE Charles-Louis, version mise en ligne le 14 janvier 2012, dernière modification le 26 février 2016.

ŒUVRE : La Mère et l’enfant, 1898. — Bubu de Montparnasse, 1901. — Le Père Perdrix, 1903. — Marie Donadieu, 1904. — Croquignole, 1906. — Charles Blanchard, 1913. — Œuvres complètes, 5 volumes, avec une étude de David Roe, Ipomée, Moulins, 1986.

SOURCE : Bruno Vercier, La Mauvais fortune, Charles-Louis Philippe, Gallimard, 2011, 223 p. — Claude Herzfeld, Charles-Louis Philippe, Entre Nietzsche & Dostoïevski, coll. Espaces littéraires, Littérature, éd. L’Harmattan, Paris (juin 2009). — Émile Guillaumin, Mon compatriote Charles-Louis Philippe, 1942. — Henri Bachelin, Charles-Louis Philippe, sa vie, son œuvre, 1929. — Le fonds patrimonial Charles-Louis Philippe de la Médiathèque Valery-Larbaud à Vichy regroupe des manuscrits et une correspondance (plus de 500 lettres), des éditions originales, des périodiques littéraires, des photographies. — Il y a un Fonds Charles-Louis Philippe au Musée de Cérilly.

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