MALICET Théophile

Par Didier Bigorgne

Né et mort à Nouzonville (Ardennes) : 12 février 1897-27 septembre 1976 ; ouvrier forgeron puis employé de bureau ; syndicaliste chrétien et écrivain.

Théophile Malicet était le huitième enfant d’un père artisan forgeron et d’une mère sans profession. Après avoir réussi le certificat d’études primaires, il fréquenta le cours complémentaire de Nouzonville pendant une année, puis il entra à l’usine. Ouvrier forgeron, il avait soif de s’instruire et vécut une aventure d’autodidacte.

Dès son jeune âge, Théophile Malicet fut influencé par les idées socialistes : avant la guerre 1914-1918 , il avait pour habitude d’accompagner son père et ses frères aînés dans les réunions du député socialiste SFIO, Albert Poulain. Entre les deux guerres, Théophile Malicet s’intéressa à la littérature prolétarienne ; il se référait souvent à Henri Poulaille qui avait fondé en 1932 l’Ecole prolétarienne rassemblant un groupe d’écrivains ouvriers hostiles au populisme bourgeois et aux révolutionnaires marxistes. Dans le même temps, Théophile Malicet porta un vif intérêt à la Ligue française pour les auberges de jeunesse créée par Marc Sangnier. Il accueillit aussi le Front populaire avec enthousiasme.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Théophile Malicet servit en qualité d’infirmier de la Croix-Rouge. Il s’engagea dans le syndicalisme chrétien à la Libération. Président de l’Union locale CFTC de Nouzonville et membre du bureau de l’Union départementale des Ardennes, il fut candidat sur la liste CFTC aux élections du 8 juin 1950 pour la caisse primaire de Sécurité sociale.

En 1948, Théophile Malicet obtint le Prix populiste pour son ouvrage La galère a chanté. Il publia un roman autobiographique, Debout, frères de misère, en 1962. A cette date, il était déjà en relation avec les animateurs du Musée du Soir, revue internationale de littérature prolétarienne ; le lien était le Père Feller qui préfaça son ouvrage, La foi est une aurore, en 1965. Théophile Malicet consacra son dernier livre à sa ville natale : Histoire chronique de Nouzonville (1969).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article139230, notice MALICET Théophile par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 2 janvier 2012, dernière modification le 2 janvier 2012.

Par Didier Bigorgne

SOURCES : Archives de l’UD-CFDT des Ardennes. - Presse locale. - Notes de l’intéressé. - Etat civil de Nouzonville

Version imprimable Signaler un complément