MALNOÉ Paul, Louis

Par Louis Botella

Né le 30 août 1918 à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), mort le 24 mars 2007 à Saint-Nazaire ; chaudronnier ; syndicaliste CGT puis Force ouvrière (FO) de la Loire-Inférieure [Loire-Atlantique].

Paul Malnoé, fils de Paul, Jean, Marie, ouvrier, et de Jeanne, Marie, Joséphine née Pasgrimaud, entra, à dix-huit ans, aux Chantiers navals de Saint-Nazaire comme chaudronnier. Dès 1936, il se syndiqua à la CGT dont il devint le secrétaire du syndicat des métaux de cette localité. Il assuma rapidement, après la scission, des responsabilités au sein de FO, notamment comme secrétaire général du syndicat des ouvriers métallurgistes de Saint-Nazaire.

Paul Malnoé fut l’un des principaux protagonistes des importantes grèves qui marquèrent, notamment en 1955, ces chantiers navals. Il fut également, pendant de très nombreuses années, secrétaire général de l’Union locale FO de Saint-Nazaire. Il siégea, à partir de 1953 au moins, au sein de la commission administrative de l’Union départementale FO de Loire-Atlantique.

Il siégea au bureau de la Fédération confédérée FO de la Métallurgie entre 1963 et 1979. Il eut en charge, au plan national, le secteur de la construction et de la réparation navales et à ce titre participa aux nombreuses réunions paritaires.

Lors du congrès confédéral d’octobre 1956, Paul Malnoé vota en faveur de la motion minoritaire sur l’Algérie, qui réclama la libre détermination du peuple algérien à disposer de lui-même, un cessez-le-feu et des négociations rapides entre la France et les nationalistes algériens.

En février 1958, il figura parmi les membres du Comité de solidarité et défense des syndicalistes algériens dont la liste fut publié par La Révolution prolétarienne.

Il s’impliqua particulièrement dans la gestion de l’assurance maladie, notamment en présidant, entre 1983 et 1991, la Caisse primaire d’assurance maladie de Saint-Nazaire. Il s’intéressa également aux questions des conditions de travail, notamment à la présence de l’amiante. Il fut vice-président de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité), organisme au sein duquel il siégea de 1973 à 1991. Il représenta aussi, avec Roger Louet*, sa confédération à l’AFPA (Association française de la formation professionnelle des adultes).

Au plan international, Paul Malnoé représenta sa fédération lors des congrès et des réunions de la FIOM (Fédération internationale des ouvriers sur métaux). Il y dénonça à plusieurs reprises, notamment déjà en 1976, l’utilisation de l’amiante.

La médaille d’or de la Sécurité sociale lui fut attribuée en 1991.

Pal Malnoé décéda au Centre hospitalier de Saint-Nazaire dont il avait présidé le conseil d’administration de 1956 à 1991. Il était veuf lors de son décès.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article139176, notice MALNOÉ Paul, Louis par Louis Botella, version mise en ligne le 22 février 2012, dernière modification le 19 janvier 2017.

Par Louis Botella

ŒUVRE : Paul Malnoé, De toutes mes forces, Éditions Siloë, 2001

SOURCES : Comptes rendus des congrès confédéraux FO de 1952 à 1969. — Force Ouvrière, hebdomadaire de la CGT-FO, 11 juin 1953, 24 juin 1954, 26 mai 1955, FO Hebdo, 4 avril 2007. — FO Métaux, mensuel de la Fédération confédérée FO de la Métallurgie, août 2005, septembre 2008. — État civil.

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