POLLET Gaston, Rémi

Par Jacques Girault

Né le 5 janvier 1900 à Thorens-Glières (Haute-Savoie), mort le 25 juillet 1961 à Paris (XIVeme arr.) ; professeur à Paris ; militant du SNET et du SNPET (FO).

Fils d’un brigadier des douanes, Gaston Pollet, ancien élève de l’Ecole normale d’instituteurs de Bonneville (Haute-Savoie) de 1918-1919, instituteur à Lovagny, réussit le concours d’entrée à l’École normale de l’enseignement technique (section A1, sciences, mathématiques, dessin industriel) en 1920. Il effectua son service militaire comme élève-officier à l’école d’artillerie de Poitiers en 1922-1924. A partir d’octobre 1922, il fut professeur dans diverses écoles professionnelles de commerce et industries (Montbéliard, Doubs en 1922-1923, Le Pont de Beauvoisin, Isère, de 1925 à 1933, Rouen puis Sotteville, Seine-Maritime, avril 1933, Grenoble, Isère, où il fut sous-directeur de l’école Vaucanson d’octobre 1934 à 1939). Nommé professeur à l’Ecole nationale de Saint-Etienne en 1939, il ne rejoignit pas son poste.

Mobilisé en septembre 1939 comme lieutenant dans une unité d’artillerie de montagne à Grenoble, fait prisonnier en juin 1940, il resta en captivité en Allemagne jusqu’en avril 1944. Dans l’oflag IV D, il fut nommé doyen de la faculté technique du camp où les militants syndicalistes Philippe Rabier enseignait l’arithmétique et Pierre Caraminot, les lettres.
Pollet à son retour devint professeur à l’Ecole hôtelière de Paris et y enseigna jusqu’à sa retraite en 1959.

Militant du Syndicat du personnel de l’enseignement technique avant la guerre, Pollet devint membre du Syndicat national de l’enseignement technique, adhérent à la Fédération générale de l’enseignement (CGT) et fut responsable du groupe de militants qui soutenaient les « Amis de Force ouvrière ». Lors du référendum, il se prononça pour le passage à la CGT-FO. Quand se constitua le Syndicat national des professeurs des écoles de l’Enseignement technique (FO) en avril 1948, il en devint le secrétaire général. Quand le SNET dans la Fédération de l’Éducation nationale choisit l’autonomie, resta-t-il membre du SNET dans la FEN où la double affiliation était possible ? Il était le co-secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale-FO à sa création en 1949.

A son décès en 1961 à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, il était domicilié à Annecy (Haute-Savoie).

Pollet s’était marié en juin 1924 à Thorens avec Marcelle, Joséphine Richard, née Richard au Biot (Haute-Savoie), le 20 mai 1898, fille d’instituteurs. Elève de l’Ecole normale d’institutrices de Rumilly en 1916-1917), elle fut reçue au concours d’entrée à l’Ecole normale de l’enseignement technique (section A2, sciences et économie domestique) en 1919 sur la liste supplémentaire. Après plusieurs interventions, elle put suivre les cours sans avoir une bourse complète. Elle fut professeur aux EPCI du Havre (Seine-Maritime), en 1921, du Pont de Bauvoisin en 1922 où elle enseignait les sciences et le français. Elle devint directrice de l’EPCI de filles à Sotteville en 1933, de l’école nationale professionnelle de Vizille (Isère) en 1934, puis de l’EPCI de Saint-Etienne (Loire) en 1939. A partir de 1946, elle dirigea à Paris les collèges Elisa Lemonnier (1946-1948) et Emile Dubois de 1948 à sa retraite en 1959. Elle décéda le 20 janvier 1983.

Avec son mari, retraitée elle alla vivre à Annecy à partir de 1960.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article139049, notice POLLET Gaston, Rémi par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 novembre 2011, dernière modification le 2 février 2014.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., F17 27145. — Force Ouvrière, hebdomadaire de la CGT-FO, 24 mars, 1er , 15 et 22 avril 1948, 24 mars 1949.— Notes de Louis Botella.

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