PAILLIEZ André

Par Daniel Grason

Né le 5 mars 1910 ; ouvrier tôlier ; volontaire en Espagne républicaine.

André Paillez alla à l’école primaire, il demeurait 17, rue Armand-Lépine à Bois-Colombes (Seine, Hauts-de-Seine). Il exerçait la profession de tôlier était membre de la CGT. André Paillez, célibataire arriva en Espagne le 27 novembre 1937, il fut incorporé dans la XIVe Brigade internationale, 1er bataillon, 3e compagnie. Soldat mitrailleur, il combattit quatre mois au front, à la bataille d’Aragón du 7 février au 27 mars 1938 Valdelmoria et Caspe. Nommé caporal il participa à la bataille de l’Ebre à Corbera du 26 juillet au 9 septembre 1938. Il fut blessé deux fois le 27 mars 1938, à la fesse droite lors de la retraite à Caspe ; le 9 septembre 1938 au bras droit pendant l’attaque de la cote 416 à Corbera. Des blessures qui nécessitèrent trois mois d’hospitalisation dans le premier cas et un mois et demi dans le second. Il cita Pierre Lemouzic et André Charles comme pouvant attester de la véracité des faits.

Lucien Bigouret, responsable du comité de parti de la brigade porta des appréciations élogieuses sur la façon dont il combattit et se comporta : « Satisfaisante, donnant du point de vue militaire toute satisfaction a rempli à merveille des fonctions de caporal. Travailleur, toujours le premier pour les corvées, provoquait l’admiration de tous les camarades par son activité au travail. Je ne lui connais pas de défauts ». Quant à sa conduite, elle fut : « Très bonne, par sa conduite personnelle, il engageait ses camarades à le suivre dans son travail. »
André Paillez était considéré : « Comme un bon antifasciste quoi qu’il ne soit pas communiste », avec une réserve : « Comme un élément à aider et à conseiller au point de vue politique ». Son rapatriement eut lieu en novembre 1938, il allait habiter à Clichy (Seine, Hauts-de-Seine)

Le Comité d’aide à l’Espagne républicaine de Clichy présidé par Joseph Legarlantézec*, conseiller municipal socialiste organisa le dimanche 13 novembre une réception pour le retour des brigadistes, en présence des sections communistes et socialistes, de l’Union des syndicats, du Comité mondial des femmes, en présence de Maurice Naile*, conseiller général communiste.
Les Brigadistes de Clichy : Couégnias, Marcel Grelaud, Marcel Haulard, Roger Ledinot, René Legrand, Ernest Lemoigne, Ernest Mathier, Riébé, Roeland, Véto, et André Paillez de Bois-Colombes, étaient là. Marcel Grelaud prit la parole, il rendit hommage, - en présence de sa mère - à Maurice Maldent mort le 2 août en Espagne. Il déclara : « Nous qui avons lutté dans les tranchées de la liberté, face aux troupes d’invasion étrangère, nous savons que notre sacrifice aurait été inutile si le peuple d’Espagne n’avait pas su faire l’unité.
Nous n’avons fait que changer de front, mais ici comme en Espagne, nous jurons de consacrer tous nos instants à la lutte antifasciste, jusqu’à la victoire définitive du peuple espagnol et du nôtre contre tous ses ennemis ».

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article137883, notice PAILLIEZ André par Daniel Grason, version mise en ligne le 18 août 2011, dernière modification le 17 août 2011.

Par Daniel Grason

SOURCES : RGASPI 545.6.1341, BDIC mfm 880/27. – Arch. Mun. Gennevilliers, La Voix populaire, 18 novembre 1938.

Version imprimable Signaler un complément