OLIVE Joseph

Par Daniel Grason

Né le 31 août 1903 à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), mort le 2 juillet 1966 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; officier mécanicien dans la marine marchande, tourneur outilleur d’aviation ; militant communiste ; volontaire en Espagne républicaine.

Joseph Olive était le fils d’un tourneur sur métaux et d’une lingère. Il habitait 31, avenue Émile-Zola à Boulogne-Billancourt (Seine, Hauts-de-Seine), marié, père d’un enfant. Il suivit l’école primaire, obtint son CEP, poursuivit des études à l’école supérieure de la Marine marchande à Nantes. Mobilisé en 1923, il fit trois ans de service militaire. D’abord à Lorient (Morbihan) où étaient stationnés des sous-marins, il partit dix-huit mois au Maroc, il participa à la guerre menée contre les marocains en révolte dans le Rif menés par l’Émir Abd el-Krim. De retour à la vie civile, officier mécanicien, il navigua dans la marine marchande, il fit disait-il trois fois le tour du monde. Il se fâcha avec son frère qui professait des opinions fascistes.

Il se fixa à terre, travailla chez Gévelot à Issy-les-Moulineaux, une usine de mille deux cents salariés qui fabriquait des munitions de guerre. Il adhéra à la CGTU, fut membre de la CGT lors de la réunification, collecteur de l’organisation syndicale. Il devint membre du Parti communiste en 1935 à Issy-les-Moulineaux, le responsable de la section était Granger, celui de la région qui s’occupait du secteur Hulin. Il changea d’entreprise, fut tourneur outilleur à l’usine d’aviation Farman à Boulogne-Billancourt eut le même type de responsabilités. Lors des grèves de 1936, il prit la parole à plusieurs reprises, lors des assemblées générales, fut en contact avec Alfred Costes, député communiste. Il lisait l’Humanité, Ce soir et les hebdomadaires communistes locaux, L’Étincelle de Boulogne-Billancourt, L’Aube nouvelle d’Issy-les-Moulineaux. Il fut l’élève de deux écoles de formation du parti communiste, cours élémentaire et moyen, il y étudia des textes de Marx, Lénine, Staline édités en brochures.

Il arriva en Espagne début septembre 1937, après qu’il eut franchi les Pyrénées à pied, il fut incorporé dans la XIVe Brigade internationale, 1er bataillon, 1ère compagnie, travailla à l’usine n°1. Il fut blessé dès son arrivée le 9 septembre, à l’épaule gauche, ce qui nécessita vingt jours d’hospitalisation. En avril 1938, il fut puni pour désertion, il estima la punition injuste, déserter était pour lui une façon de protester contre le fait qu’il était sans permission depuis son arrivée. Il combattit une dizaine de mois au front, prit part à la bataille de l’Ebre de juillet à septembre 1938. Il appréciait la politique du Front populaire en Espagne comme « Bonne », quant au rôle des Brigades internationales, il fit une réponse dubitative « À voir ». De son expérience politique en terre espagnole, il répondit « J’ai tout appris ». Son rapatriement eut lieu en novembre 1938.
Marié une première fois à Nantes le 3 juillet 1925 avec Emilie, Marie Jageni, il se remaria à Alger le 14 décembre 1944 puis une troisième fois à Marseille le 25 avril 1963 avec Georgette, Gabrielle Caggia.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article137857, notice OLIVE Joseph par Daniel Grason, version mise en ligne le 12 août 2011, dernière modification le 30 octobre 2011.

Par Daniel Grason

SOURCES : RGASPI 545.6.1338, BDIC mfm 880/27.— Etat civil.

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