LE DRIAN Jean

Par François Prigent

Né le 19 mars 1919 à Lorient (Morbihan) et mort le 4 avril 1997 à Lanester (Morbihan), responsable régional puis national de la JOC (1942-1946), adhérent du MPF-MLP ; militant CFTC ; trésorier national de la CSF ; président de l’UDAF 56 jusqu’en 1976 ; adhérent PS de Lanester à partir de l’été 1976 ; adjoint chargé des finances puis 1er adjoint PS au maire communiste de Lanester (1971-1986) ; père de Jean-Yves Le Drian et Thérèse Thiery ; mari de Louisette Derrien.

Ce fils de docker syndiqué à la CFTC était scolarisé dans les écoles primaires privées de Lorient jusqu’à l’âge de 13 ans. Chef magasinier à 17 ans chez Renault (pièces automobile), il devint permanent de la JOC en avril 1942, jusqu’en 1946.
Marié à Louisette Derrien* qu’il connut à la JOC à Paris (où il fréquenta Robert Duvivier*), il s’installa en avril 1946 à Lanester où naquit leur fils aîné Jean-Yves Le Drian mais aussi Thérèse Thiery (militante JOC et PS, conseillère générale, maire de Lanester depuis fin 2004) et Maria Le Drian (écrivaine).
Militant MPF-MLP, il était surtout le dirigeant principal des APF puis de la CSF dans le département, accédant même aux fonctions de trésorier national puis de vice-président national de la CSF dans les années 1960.

Cheville ouvrière de l’UDAF jusqu’en 1976 (remplacé par Joseph Niol*), syndiqué à la CFTC et tête de liste aux élections syndicales pour la CSF en 1962 par exemple, il fréquentait les réseaux du christianisme social progressiste (Félix Nicolo*, Joseph Le Bouquin*, André Laurent*…), lié à la CFTC voire au PSU.
Compagnon de route de Jean Maurice*, ouvrier de l’Arsenal, communiste (maire, conseiller général de Lanester), il entra sur sa liste aux municipales de 1971 dans le cadre d’une politique communiste de main tendue aux chrétiens.
Passé au PS à l’été 1976 sous l’influence de son fils, il devint son premier adjoint en 1977, obtenant même 35 voix de plus que Jean Maurice. Fort d’une aura locale énorme, le « petit militant au chapeau et au pardessus gris » qui s’occupait des finances de la première commune dirigée par un socialiste en 1909 (Jean Marie Le Halpert*) joua un rôle important dans l’émergence de Jean-Yves Le Drian, secrétaire de section de Lorient en 1975 puis député en 1978. Adjoint jusqu’en octobre 1986, il fut remplacé pour raisons de santé par Jacques Henry, fils du militant coopérateur FO, Armand Henry*.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article137690, notice LE DRIAN Jean par François Prigent , version mise en ligne le 24 juillet 2011, dernière modification le 24 juillet 2011.

Par François Prigent

SOURCES : Fichiers Eric Belouet sur les permanents de la JOC. – Arch. Dép. du Morbihan 85 J. — Le Rappel du Morbihan (1976-1997). — Jean-Yves Le Drian, Les jeunes travailleurs dans la région lorientaise entre 1925 et 1939, mémoire de maîtrise, sous la direction de Michel Denis, Université de Rennes, 1972. — Entretiens avec Jean-Yves Le Drian.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément