Né 3 mars 1936 à Paris, mort le 24 juin 1995 ; anarchiste ; poète.

Le père d’André Laude, communiste s’engagea dans les brigades internationales en Espagne et en 1942 sa mère juive polonaise fut déportée et mourut à Auschwitz.
Élève des écoles d’Aulnay-sous-Bois, André Laude fut gagné à l’anarchisme par Michel Donnet*, fils de son directeur d’école. Il adhéra à la Fédération anarchiste en 1953. Insoumis, lié au réseau Jeanson, il fut un temps emprisonné (un an dans un camp de parachutistes au Sud-Sahara et y subit la torture) puis libéré grâce à la campagne menée par les chrétiens de gauche de la revue Esprit. Il écrivit dans cette revue des chroniques "inspirées et érudites". Ses article du Libertaire lui valurent un procès. André Breton vint témoigner en sa faveur.
"Pied rouge" en Algérie, il travailla pour une agence de presse algérienne jusqu’à la prise du pouvoir par Boumedienne. Il rentra alors en France et, tout en refusant une appartenance qui limiterait sa liberté de poète et de militant, il fréquenta les situationnistes, l’équipe de Noir et Rouge, écrivit des articles pour Tribune socialiste, l’organe du PSU et collabora à la revue Spartakus. Il vécut intensément Mai 68. Il avait adhéré un temps au PSU puis était revenu vers les libertaires.
Sur le plan littéraire, il créa à Paris le groupe Zéro international et à Aulnay-sous-Bois, L’Orphéon.

ŒVRE : [Œuvre poétique, Éditions de la différence, 752 p. — Nombreux recueils de poésie : Occitanie premier cahier de revendication (1972), Testament de Ravachol (1974), [53 Polonaises (1989). Plusieurs romans : Joyeuses apocalypse (1972), Rue des merguez (1979), Liberté couleur d’homme (1980). Auteur d’une petite histoire de la pensée libertaire (publiée par la revue Planète en 1968).

SOURCES : Hocine Bouakkaz, "André Laude, poète d’un seul monde", La Révolution prolétarienne, n° 764, mars 2009. — Site Montpellier Creagh.

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